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        <title>Méditations - Retraite dans la Ville 2010</title>
        <link>http://www.retraitedanslaville.org</link>
        <description>Chaque jour du Carême jusqu'au Dimanche de Pâques : méditez, priez et chantez l'office des vêpres avec les frères dominicains... sans bouger de chez vous ! La Retraite dans la Ville est une proposition de retraite spirituelle en ligne. Professionnels, expatriés, personnes agées, pères ou mères de famille, étudiants, chrétiens isolés... autant de situations pour lesquelles la Retraite dans la Ville a été conçue. Aujourd'hui, un désir authentique de spiritualité est exprimé sur Internet. En réponse, la Retraite dans la Ville est née.</description>
        <copyright>Retraite dans la Ville 2010</copyright>
        <language>fr-FR</language>
        <image>
        	<url>http://www.retraitedanslaville.org/dist/img/logo.jpg</url>
            <title>Méditations - Retraite dans la Ville 2010</title>
            <link>http://www.retraitedanslaville.org</link>
      	</image>
        <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 06:33:05 +0100</pubDate>
        
  
			<item>
				<title>Méditation du mercredi 10 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-10</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-10</guid>
				<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Elle attend</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>« Si tu savais le don de Dieu... » 
<br>
<br>
Évangile selon saint Jean chapitre 4, verset 10
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Jésus, l'Eau vive, est fatigué et se repose sur le bord d'un puits. Lui, la Source intarissable, a soif et demande à boire à une étrangère. La Samaritaine est en attente ; elle, une femme qui n'appartient pas au Peuple élu, attend le Messie.
<br>
<br>Sa curiosité l'entraîne dans un dialogue avec Celui qui est encore un inconnu, et Jésus lui découvre un trésor inépuisable, l'emmène vers ce qu'elle sait être l'Essentiel.
<br>
<br>Le regard de Jésus sur sa vie convertit son coeur ; il ne la juge pas, mais la libère, la recrée. Jésus fait d'elle, de façon spontanée et immédiate, un témoin courant annoncer la Bonne Nouvelle à ses compatriotes : « Ne serait-il pas le Messie ? »
<br>
<br>Sa conversion était là, en germe, dans la bonne terre de son c&#156;ur, que Jésus connaît de toute éternité. Et cette conversion fait « boule de neige » : elle entraîne celle des habitants de la ville qui, grâce à elle, accueillent Jésus chez eux.
<br>
<br>Aujourd'hui encore, Jésus s'assoit au détour de notre quotidien. Aujourd'hui encore, il se fait proche de notre vie ordinaire, accueillant et espérant tout de nous. Notre conversion est là, en attente.
</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du mardi 09 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-09</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-09</guid>
				<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Ça vaut le détour</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>« J'ai vu la misère de mon peuple&#133; Et je t'envoie » 
<br>
<br>
Livre de l'Exode, chapitre 3, versets 7 et 10
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">La Bible dit que Moïse était l'homme le plus doux que la terre ait porté ! Pourtant, il a commencé par tuer un Egyptien, afin de sauver son frère hébreu. Ensuite, pris de peur, il s'est enfui au désert. Aujourd'hui, il n'est plus qu'un émigré en terre étrangère. Mais Dieu va le « rapatrier ».<br>
<br>Parvenu au-delà du désert, Moïse voit un buisson brûler sans se consumer. Dieu s'y manifeste. Echange de regards, de paroles, de silences. C'est la rencontre. Fulgurante ! Décisive ! Irréversible ! <br>
<br>Que feras-tu, Moïse, de cette violence en toi ? De ce buisson d'épines à l'intime de ton coeur, qui est pourtant une terre sainte ? Laisseras-tu la présence divine en transformer la puissance destructrice en puissance salvifique ? <br>
<br>Et Moïse s'ouvre à Dieu. Alors Dieu lui dit : « J'ai vu la misère de mon peuple. Et je t'envoie.&nbsp;» Tu voulais sauver ton peuple ? Dieu rejoint ton désir profond, le recrée. Il en fait une mission sainte. <br>
<br>Toute rencontre vraie avec Dieu réoriente ainsi notre désir, et nous envoie en mission. Sauvés de notre propre violence, nous rejoignons nos frères pour les arracher à l'esclavage par la puissance de Dieu qui nous conduit vers la Terre Promise.<br>
<br>C'est ainsi que nous cheminons ensemble, de la servitude au service, grâce à l'amour brûlant de Celui qui habite le buisson. Si donc un mystérieux buisson s'enflamme dans notre désert, ne manquons pas de le contempler. Cela vaut le détour.
</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du lundi 08 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-08</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-08</guid>
				<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Les deux miracles</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>« Crois-tu au Fils de l'Homme ? »
<br>
<br>
Évangile selon saint Jean chapitre 9, verset 35
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">Il est des conversions fulgurantes, instantanées, et d'autres plus lentes, comme si Dieu accordait son pas au rythme de celui à qui il vient donner sa grâce - nous, peut-être&#133;.
<br>
<br>C'est le cas de l'aveugle de Siloé, que Jésus rencontre en sortant du Temple de Jérusalem. Un homme aveugle de naissance, auquel Jésus va ouvrir les yeux du corps : premier miracle, immédiat !
<br>
<br>Mais le second miracle, c'est l'ouverture progressive des yeux de sa foi à la personne de Jésus, à son identité véritable. Et cela, à travers différentes discussions, où il va être amené à se prononcer sur celui qui l'a guéri.
<br>
<br>A ses voisins d'abord, il parle avec prudence de « l'homme qu'on appelle Jésus ».
<br>Face aux pharisiens qui le convoquent, il ose avancer : « c'est un prophète ». Et lorsqu'ils réitèrent leurs questions menaçantes, il va plus loin : Jésus est digne d'avoir des disciples, il honore Dieu et fait sa volonté, il vient de Dieu !
<br><br>Enfin, il franchit le dernier pas de la foi lorsque Jésus lui demande : « Crois-tu au Fils de l'Homme ? » Autrement dit : Crois-tu en moi, qui suis venu sauver tous les hommes ? « - Je crois, Seigneur ! »
<br><br>En rencontrant Jésus, Vérité et Lumière du monde, l'ancien aveugle de Siloé a vu tout son être - corps , esprit et âme - s'ouvrir progressivement à cette Lumière, accomplissant la parole que Jésus vient de prononcer au Temple : « La Vérité vous rendra libres. » Et nous, où en sommes-nous de l'accueil de cette Vérité qui nous libère ?
</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du dimanche 07 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-07</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-07</guid>
				<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Le fruit de la passion</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>« Et si vous ne vous convertissez pas... »
<br>
<br>évangile selon saint Luc, chapitre 13, verset 3</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">	Un malheur est tombé sur un groupe de Galiléens. Alors qu'ils offraient un sacrifice, ils ont été massacrés par Pilate. Des gens rapportent l'affaire à Jésus. Leur propos est clair, leur jugement affirmé, ils ne peuvent être que pécheurs pour avoir subi un tel sort !
<br>
Ils attendent cette condamnation de la part de Jésus, mais sa réponse est tout autre. Jésus n'affirme pas pécheurs ces pauvres Galiléens, ni même Pilate qui pourtant vient de commettre un crime. En revanche, il met sérieusement en garde les rapporteurs de l'affaire : « Eh bien, non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. »  
<br>
	Quelle est donc cette conversion si vitale, si nécessaire, au point de nous faire périr si elle n'a pas lieu ? En bon pédagogue et devant notre incompréhension légitime, Jésus raconte une Parabole pour nous ouvrir à son message.
<br>
	Un homme avait un figuier planté dans sa vigne, mais ce figuier ne porte pas de fruits, vrai drame pour son propriétaire : « Voilà trois ans que je viens  chercher du fruit sur ce figuier et que je n'en trouve pas ; coupe-le. ». Trois ans que ce figuier tient sa survie grâce à la longue patience du propriétaire. Survie, en effet, et non pas vie, vie féconde, vie qui se communique au dehors de lui. Sans fruits, il a l'apparence d'un mort-vivant qui n'est que chair mais sans esprit, ni âme. « Pourquoi donc use-t-il la terre pour rien ? », s'exclame encore le propriétaire ! Ce figuier stérile ne se nourrit pas du sol, ne profite pas des éléments nutritifs que ses racines pourraient aller chercher loin dans les profondeurs. Il ne se soucie pas du soleil ni de la pluie féconde. Rien ne le touche, il est posé là sans relation et sans savoir qu'il peut porter du fruit. Il n'accomplit pas ce pour quoi il est fait.  
Serait-ce cela la conversion qui nous est proposée : porter du fruit ?
<br>
	Dans la suite de la parabole, un mystérieux vigneron intervient en faveur de l'arbre : « Maître, laisse-le cette année encore, le temps que je creuse tout autour et que je mette du fumier. » Ordinairement le vigneron s'occupe plutôt des branches qu'il taille et émonde pour que la vigne donne un bon raisin gorgé de soleil. Mais là il se met à genoux, au pied de l'arbre, pour creuser profond et déposer du terreau. 
<br>
        Creuser autour de l'arbre ; comme une manière de lui dire : va au fond de toi-même, la source elle est en toi. Le regard du vigneron est d'abord un regard de confiance et d'espérance que tout être peut grandir en laissant croître son être intérieur comme l'arbre croît et s'élargit par abondance de sève. La conversion commence lorsque je laisse pénétrer en moi le regard qui fait advenir au grand jour mon être profond. La conversion a lieu avec ce regard du Christ qui veut faire grandir l'homme en lui redisant ce pour quoi il est fait : aimer et donner sa vie comme Lui-même l'a fait : « Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » (évangile de Jean, chapitre 13, verset 34) Avant de nous donner ce testament, le Christ s'est mis lui aussi aux pieds de ses disciples comme un esclave, vêtu d'un simple linge, et leur a lavé les pieds. Tendre sollicitude du maître qui ne se lasse pas de la saleté de nos pieds par trop d'errance dans le péché, le refus ou la peur&#133; mais qui nous dit : « avance et continue de marcher, c'est moi qui te lave ».
<br>
	Il nous faut accueillir notre conversion en accueillant un Dieu qui nous lave par sa miséricorde et son pardon. Dieu nous aime le premier avant même que nous l'aimions, c'est lui le premier qui se met à genoux, c'est lui le premier qui nous lave et nous guérit.
<br>
    Alors oui, la vie, la vraie Vie se communique et nous portons enfin du fruit en recevant le fruit de la Passion du Fils. Le Christ a donné sa vie en acceptant humblement d'aller jusqu'à la croix, jusqu'à l'abaissement de la mort. Ce don absolu d'amour, ce don total de sa vie est la sève dont nous pouvons nous nourrir pour porter du fruit. 
<br>
	Cette vie reçue « au-dedans » se communique « au dehors » en fruits de vie lorsque nous sommes tournés vers le plus petits de nos frères. « Dieu veut que nous ayons besoin les uns des autres », disait sainte Catherine de Sienne. La passion de Dieu pour l'homme est une passion pour une humanité fraternelle. Le fruit n'est pas pour l'arbre, le fruit ne nourrit pas l'arbre. La gloire de l'arbre est de produire du fruit afin que d'autres s'en nourrissent. Nul ne doit vivre sans son frère, sans porter du fruit pour lui et sans en recevoir de lui. Personne n'est un figuier complètement stérile.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du samedi 06 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-06</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-06</guid>
				<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Se mettre en présence de Dieu</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">«  Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai choisi, écoutez-le » Quand la voix eut retenti, on ne vit plus que Jésus seul. »
<br>Évangile selon saint Luc, chapitre9, versets 35-36</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>
<br>Nous avons tellement de choses à dire à Dieu que notre oraison devient un bulletin d'information. 
<br>
<br>Le journal télévisé est un concentré qui veut présenter un maximum de nouvelles en peu de temps. Ne soyons pas ainsi avec le Seigneur. Il sait, bien avant nous ce qui nous comblera. C'est pourquoi dans notre prière, laissons de la place à la Parole de Dieu. Dieu est venu nous parler par son Fils et des témoins nous ont laissé des traces écrites de ces enseignements. Ne négligeons pas de lire et de relire les Évangiles. 
<br>
<br>On croit trop souvent connaître les textes, en effet on les entend pendant la liturgie, ou bien on garde le souvenir d'une éducation chrétienne, peut être même c'est un élément de la culture. 
<br>J'ai été moi-même surpris par le texte que nous avons médité ensemble ces derniers jours. Je pensais bien le connaître et plus d'une fois il m'a dérouté pendant que je le travaillais.
<br>
<br>Laissons nous surprendre par la Parole de Dieu, par ce message d'Amour universel, " Car le Fils de Dieu s'est fait homme pour nous faire Dieu " (S. Athanase). </span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du vendredi 05 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-05</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-05</guid>
				<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Une demeure pour Dieu</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Ces derniers s'en allaient, quand Pierre dit à Jésus ; « Maître, il est heureux que nous soyons ici ; dressons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » Il ne savait pas ce qu'il disait. . »
<br>Évangile selon saint Luc, chapitre 9, verset33</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>
<br>Pierre veut construire des tentes, il voudrait s'installer. 
<br>
<br>Dans l'Ancien Testament, le roi David avait voulu construire une demeure pour Dieu, mais celui-ci avait refusé. Avec le Nouveau Testament, nous découvrons que Dieu par son Esprit vient demeurer en nous. Le lieu, où il veut résider, c'est le coeur de l'homme. Aussi, il ne désire rien autant que notre réponse d'amour puisqu'il nous a aimé le premier et qu'il a envoyé son Fils en victime pour nos péchés (première lettre de Jean chapitre 4 verset 10). 
<br>
<br>Nous ne savons pas prier, nous dit saint Paul, mais l'Esprit Saint prie en nous et pour nous. Le mystère de Jésus qui se dévoile à la Transfiguration, nous invite à progresser dans la connaissance de Dieu guidés par cet esprit. 
<br>
<br>Construire une tente marquerait un arrêt, nous faisant stagner dans notre relation à Dieu. Nous risquons de fabriquer notre propre idole, un dieu à notre image, qui répond à nos attentes, protégeant nos intérêts, parce que nous pensons savoir ce qui est bien. </span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du jeudi 04 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-04</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-04</guid>
				<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Entrer dans la contemplation</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais se réveillant ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. » 
<br>Évangile selon saint Luc, chapitre 9, verset 32</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>En nous laissant habiter par l'Esprit de Dieu, notre regard prendra de la hauteur et nous verrons comme le Créateur que tout cela était bon. Pourtant comme les disciples qui étaient accablés de sommeil, nous pouvons aussi nous sentir accablés par nos limites humaines, par les peines ou la maladie. Si nous regardons autour de nous, le monde semble bien mal en point et les raisons de se décourager ne manquent pas. Dieu ne méconnaît pas cette situation : il a donné la Loi à Moïse et il a envoyé des prophètes pour dire comment en vivre. 
<br>
<br>Mais cela ne suffisait pas, car le respect scrupuleux de la loi n'élimine pas tout le mal. C'est pourquoi, Dieu qui veut que l'homme vive, a envoyé son Fils dans le monde pour le sauver. Jésus, qui est la vie, a laissé se déchaîner contre lui, dans sa Passion, toutes les forces de mort. Ainsi il a pu les engloutir dans la vie et être vainqueur par sa Résurrection. 
<br>
<br>Le Royaume de Dieu n'est ni dans un lieu géographique, ni un régime politique à établir. Il est l'oeuvre de l'Amour en ce monde. Avec notre engagement, le Royaume peut advenir. Car le plus petit acte de charité, le moindre geste de solidarité, tout ce que je fais en faveur de la vie, sont des germes et des signes qui font le Royaume de Dieu. </span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du mercredi 03 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-03</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-03</guid>
				<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Dépasser le temps et l'espace</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Et deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait se réaliser pour Jérusalem. » 
<br>Évangile selon saint Luc, chapitre 9, versets 30-31</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>
          En priant, nous pouvons présenter à Dieu toutes les intentions qui nous  tiennent à coeur, rejoindre au-delà des contingences physiques, tous ceux pour lesquels nous souhaitons que Dieu intervienne. Nous pouvons même prier pour les morts. 
<br>
<br>
          Mais si nous pouvons sortir de la matérialité, la prière n'est pas une fuite où nous pourrions nous réfugier pour échapper à notre condition. En effet, Jésus s'entretient avec Moïse et Élie de sa mission, il se reçoit en vérité et il peut aussi puiser des forces pour accomplir ce qu'il aura à faire. La prière permet de sortir de soi pour rencontrer celui qui est le tout Autre. Trop souvent, nous venons prier pour présenter à Dieu notre volonté. 
<br>
<br>
          Lorsque Jésus apprend à prier à ses disciples, il leur enseigne le Notre Père, quelques paroles simples. Mais il dit que ta volonté soit faite. La prière est avant tout un moyen de connaître la volonté de Dieu qui est puissance d'amour pour le monde.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du mardi 02 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-02</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-02</guid>
				<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Se laisser faire</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Pendant qu'il priait, son visage apparut tout autre, ses vêtements devinrent d'une blancheur éclatante. » 
<br>Évangile selon saint Luc, chapitre 9, verset29 </span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>La prière nous transforme. Jésus ne fait rien, mais il apparaît différent pendant qu'il prie. Il se laisse faire. Comme cela semble impossible à notre époque où l'activité est reine. Il nous faut être efficaces, rentables, performants. L'homme moderne croit maîtriser son environnement par sa technicité, sa science, son intelligence supérieure. Tout va très vite, il n'y a plus de distance, je peux être à l'autre bout du monde demain. 
<br>
<br>Mais si les hommes sont si efficaces à l'extérieur, il n'en va pas de même à l'intérieur. Il est un lieu qui ne supporte pas la vitesse. Le c&#156;ur de l'homme est parfois plus dur que le roc et pour être façonné, il faut du temps. 
<br>J'ai une amie sculpteur, je l'ai vue tailler un bloc de pierre pour en faire une statue. Elle a travaillé de nombreuses heures, étudiant le matériau avant de frapper avec le burin et le marteau. Bien qu'elle ait utilisé parfois une meule électrique pour polir les grandes surfaces, les détails nécessitaient minutie et application. 
<br>
<br>L'exemple de l'artiste peut nous aider à comprendre que le temps est un allié de Dieu. Ne soyons pas découragés par nos lourdeurs et nos défauts, c'est Lui qui agit sûrement quand nous le laissons faire. </span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du lundi 01 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-01</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-01</guid>
				<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Se mettre à l'écart</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il alla sur la montagne pour prier. » 
<br>Évangile selon saint Luc, chapitre 9, verset 28</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Cheminons au long de cette semaine en détaillant le texte de l'évangile de la Transfiguration (Évangile selon saint Luc chapitre 9 versets 28 à 36). L'action  se déroule pendant que Jésus est en prière. Aussi, je propose que nous méditions ensemble ce passage pour voir ce qu'il peut nous enseigner sur la prière.
<br><br>D'abord, la prière demande de se mettre à l'écart. Ils vont sur la montagne. Si la montagne est dans la tradition biblique, le lieu de la rencontre de Dieu, elle nous fait aussi comprendre que la prière peut être un effort, comme l'escalade. Prier, c'est privilégier des instants pour le recueillement, c'est donner du temps à Dieu. Dans nos vies actives, il faut lutter pour trouver un moment libre pour prier. Au fond des cloîtres même, où la vie est consacrée à la prière, la cloche est bien utile pour nous appeler à la chapelle et nous tirer de l'accaparement des occupations. Non, il n'est pas facile de se mettre en prière. Il n'est pas plus aisé de tenir au quotidien, surtout si on est seul. 
<br><br>Je veux vous suggérer quelques petits trucs pratiques : je note dans mon agenda un espace de temps pour prier, je trouve un moment dans ma vie et j'apprends à le ménager, sur le chemin du bureau, du lycée, du supermarché, en promenade, si je passe à côté d'une église, je prends quelques minutes pour visiter Jésus présent dans le tabernacle. Ce temps gratuit donné à Dieu, me sera rendu en disponibilité pour les autres. Essayez et vous verrez !
</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du dimanche 28 février  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-28</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-28</guid>
				<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Le secret du Royaume</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« "Je vous le dis en vérité : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu." Et huit jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il alla sur la montagne pour prier. Pendant qu'il priait, son visage apparut tout autre. »
<br>Évangile selon saint Luc, chapitre 9, versets 27 à 29</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">Jésus fait une promesse : « Parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le Règne de Dieu. » Et aujourd'hui, Jésus manifeste devant ses disciples sa nature divine. Pierre pense-t-il que le Règne promis par Jésus est arrivé ? Il souhaite rester sur la montagne, dresser des tentes, s'installer en présence de Dieu. Pierre devra découvrir que le secret du Royaume n'est pas dans une manifestation extraordinaire, même divine. Le voile retombe. Jésus est à nouveau seul avec les disciples. Ils devront se mettre à son écoute en le suivant sur les routes de Galilée et garder momentanément le silence sur ce qu'ils ont vu. 
La Transfiguration est donnée aux apôtres pour être un soutien afin de tenir dans l'épreuve qu'ils auront à affronter pendant la Passion de Jésus. Ils pourront se raccrocher à ce souvenir comme fondement de leur foi au moment où tout leur paraîtra insensé et perdu.
<br>
<br>
Nous sommes nous aussi convoqués sur la montagne pour être témoins d'une Transfiguration. Nous sommes appelés à voir Dieu. Dans la foi, nous croyons qu'il se donne à voir dans le sacrement de l'Eucharistie. Nous pourrions alors avoir, comme Pierre, la tentation de dresser notre tente et de nous arrêter là. Mais, la suite du Christ nous appelle sur les chemins du monde. 
<br>
<br>
Comme les apôtres, mettons nous à l'écoute de Jésus quand il parle du Règne de Dieu : « Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait' (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 25, verset 40). Ce Roi s'adresse à ceux qu'il a jugés dignes d'entrer dans son royaume. Qui sont-ils ? Ceux qui ont visité des malades ou des prisonniers, accueilli des étrangers, nourri et vêtu des pauvres. Tels sont les sujets sur lesquels veut régner ce roi qui est Dieu. 
<br>
<br>
Certainement, il n'est pas facile de retrouver dans l'autre et en soi, l'image de Dieu, car elle est bien loin du resplendissement, de la blancheur lumineuse que les apôtres ont vu sur la montagne. Comment voir la ressemblance divine, quand le corps est abîmé par l'âge ou la maladie, quand on se sent étranger à sa propre existence ? Quand nos proches sont nos bourreaux alors qu'ils devraient être des passeurs d'amour ? Quand entre frères, on se déchire, quand la haine divise un pays, quand on tue au nom de la religion ? Mais c'est cette humanité là que Dieu aime et qu'il nous invite à aimer avec lui et comme lui, au-delà de l'apparence, pour que son règne advienne. Serons-nous capables d'écarter le voile de la misère et de notre regard déformé par le péché ? 
<br>
<br>La bienheureuse Teresa de Calcutta nous propose un chemin : celui de la prière. Selon elle, « la prière profonde élargit le coeur, lève le voile qui obscurcit nos yeux pour que nous contemplions le Christ en tous les visages qui nous sont offerts et portions sur le monde un regard aimant. C'est en connaissant Jésus dans la prière qu'on Le re-connaît dans les corps meurtris des mendiants. Pas de prière sans silence afin que Dieu puisse s'entretenir avec les âmes. Extérieur, le silence vient purifier nos yeux, notre bouche, nos oreilles, tous nos sens. Intérieur, il est l'apaisement du coeur et de l'esprit qui mène à l'oubli de soi, à l'apprentissage de la vérité et à l'union intime avec Dieu. » </span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du samedi 27 février  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-27</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-27</guid>
				<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Donne-nous aujourd'hui notre pain pour demain</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« La venue du Royaume de Dieu ne se laisse pas observer, et l'on ne dira pas : voici : il est ici ! ou bien : il est là ! Car voici que le Royaume de Dieu est au milieu de vous. » 
<br>Évangile selon saint Luc, chapitre 17, versets 20 et 21.
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Le « donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour » du Notre Père, nous fait-il demander au Père céleste le pain de nourriture ? Ce pain n'est-il pas vrai que nous l'attendons plutôt de la terre et du travail des hommes ? Le pain que nous demandons à notre Père du ciel est un pain qui ne comble pas la faim.
<br>
<br> Un bibliste montre que le mot que nous traduisions par « de ce jour » pourrait aussi se traduire par « de demain ». On pourrait donc dire : « donne-nous aujourd'hui notre pain pour demain ». Jésus aurait fait cette demande dans la mémoire de la manne : comme les hébreux dans le désert recevaient le sixième jour la manne pour le jour et pour le lendemain, jour du repos, Jésus demande à son Père de lui donner aujourd'hui le pain du grand repos, le pain de ce Royaume, qui est devenu tout proche.
<br>
<br> Lorsque le Notre Père nous fait demander à Dieu du pain, et peu importe qu'on dise alors « pain de ce jour » ou « pain pour demain », nous choisissons avec Jésus la vie du Royaume. Jésus nous la révèle par son enseignement, par le don de sa vie, par ses sacrements, et en nous introduisant aussi dans le secret de sa prière.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du vendredi 26 février  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-26</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-26</guid>
				<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Ne nous soumets pas à la tentation</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Jésus tomba sur sa face, priant et disant : « Mon père, s'il est possible que passe loin de moi cette coupe ! Cependant non pas comme je veux, mais comme tu veux. » » 
<br>Évangile selon saint Matthieu, chapitre 26, verset 39</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>L'ultime tentation de Jésus, ce serait d'échapper à la Croix. Le « mon père » est cependant déjà plus fort que la tentation. Et y a-t-il plus belle expression du « que Ta Volonté soit faite » de cette prière, sa prière, qu'il enseigne à ses disciples, que le « non pas comme je veux, mais comme tu veux » ?
<br>
<br> La Volonté de Dieu pour ses enfants bien-aimés est-ce toutefois la torture et la mort ? Et Sa Volonté est-ce aussi que nous cédions à la tentation elle-même, puisque le Notre Père nous fait demander : « ne nous soumets pas à la tentation » ? Mais Dieu ne veut pour ses enfants rien de mauvais. Il veut pour eux la vie en plénitude jusqu'en vie éternelle, cette vie portée par l'Esprit saint, qui se renforce de tout refus du mal, de toute résistance aux tentations. C'est là le chemin de Jésus. Chemin sans fuite, sans détour.
<br>
<br> Ce chemin est passé par la Croix, signe de mort pour ceux qui n'en voient pas le sens, Signe de Résurrection pour les chrétiens. « Ne nous soumets pas à la tentation » : cela signifie que la victoire du Christ sur le mal est totale. En elle, Satan est soumis à Dieu. Dieu est maître des tentations du malin. Et Il a pouvoir de nous en délivrer. Ainsi après : « ne nous soumets pas à la tentation », le Notre Père demande : « mais délivre-nous du mal ».</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du jeudi 25 février  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-25</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-25</guid>
				<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Le Père est dans les cieux</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« N'appelez personne votre « Père » sur la terre : car vous n'en avez qu'un, le Père céleste. » 
<br>Évangile selon saint Matthieu, chapitre 23, verset 9</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Souvenons-nous des premiers mots du Pater Noster de Jacques Prévert : « Notre Père qui êtes aux cieux. Restez-y. » Mécréant, peut-être, le poète, mais pas si loin du Royaume de Dieu, d'après ce qu'en dit Jésus : « N'appelez personne votre « Père » sur la terre… » 
<br>
<br>Etre saisi par l'idée qu'il n'y a qu'un seul Père, qui soit Père, c'est reconnaître Dieu comme Dieu. Et pourtant, il y a bien, Dieu merci !, des pères parmi nous, pères de famille, et ceux à qui nous disons avec respect « mon père », alors qu'ils ne sont pas les nôtres. Comment sortir de cette confusion ? L'évangile n'est pas contre la logique. Reconnaître avec Jésus que Dieu seul est « le Père », c'est porter un certain regard sur nos paternités humaines et spirituelles. La vérité de notre condition est de pouvoir nous adresser à Dieu en lui disant : « Notre Père ». Parmi nous, il n'y a donc, en vérité, que des fils et des filles. 
<br>
<br>Etre père, dans la génération comme en esprit, c'est pouvoir être témoin pour un autre, mon fils, ma fille, de ma propre condition de fils ou de fille. Fille, fils, c'est-à-dire non pas esclave mais libre, non pas sans promesses d'un héritage à venir, mais héritier d'une promesse de Vie, non pas sans Père, mais aimé au long des ans par notre Père céleste. Tous fils et filles, tous enfants de Dieu, tous promis à vivre en son Royaume.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du mercredi 24 février  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-24</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-24</guid>
				<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Lorsque la prière agit</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Et quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, remettez-lui, afin que votre Père qui est aux cieux vous remette aussi vos offenses.» 
<br>Évangile selon saint Marc, chapitre 11, verset 25.</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>La version du Notre Père que propose l'évangile selon saint Marc est la plus ramassée. Elle tient en une phrase. Mais surprise ! Cette phrase n'est pas « une prière ». Elle ne dit pas ce qu'il faut dire en priant, mais elle dit ce qu'il faut faire en priant. « Si vous avez quelque chose contre quelqu'un, remettez-lui ».
<br>
<br>
 Remettez-lui la dette qu'il a envers vous. Il s'agit de renoncer à l'esprit de vengeance. Le Notre Père dans la version de Marc va à l'essentiel. Il sait qu'en solitude devant Dieu, avant que monte la louange, c'est notre colère, le bruit de nos rancoeurs, qui va se faire entendre. Et Marc fait de ce « remets-lui sa dette envers toi» l'accès à la pleine Présence de Celui qui est mon Père mais aussi le sien, à celui contre qui j'en ai.
<br>
<br> Ne nous trompons pas toutefois sur le sens de la phrase « remettez-lui, afin qu'aussi votre Père qui est aux cieux vous remette aussi vos offenses ». Il ne s'agit pas ici d'un donnant-donnant, d'une transaction. Dieu ne fait pas du commerce avec nous. Il ne marchande pas Sa miséricorde. Il s'agit de cette immense générosité qu'on appelle le « pardon ». Le pardon de Dieu nous est donné et nous le recevons en le donnant à notre tour. La miséricorde du Père pour nous, nous transforme en elle pour nos frères.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du mardi 23 février  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-23</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-23</guid>
				<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Notre prière, c'est nous</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Or, en priant, ne rabâchez pas… Votre Père, en effet, sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez. » 
<br>Évangile selon saint Matthieu, chapitre 6, versets 7 et 8</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Au sens non religieux du terme, dans les multiples paroles qui tissent la vie sociale, « prier », c'est solliciter, implorer, supplier, inviter, ordonner, demander. Bref, par des prières, on s'adresse à quelqu'un pour obtenir de lui quelque chose.
<br>
<br>
 Ce n'est pas comme ça, nous dit Jésus, que nous avons à être dans le retrait de la prière. Et il est heureux qu'il en soit ainsi ! La prière nous fait aimer le silence. Nous y trouvons le repos. Nous y apportons bien sûr préoccupations et soucis avec de nombreux visages. Mais cela Il le sait, Il le voit, Celui qui est là avec nous dans la chambre de notre coeur. Notre prière, nos demandes, c'est nous ! Ainsi pas de risque d'oublier quoi que ce soit ou quiconque dans la prière. Et plus rassurant encore, Dieu entend l'appel que notre être présent en Sa Présence lui adresse en silence. Il agit pour nous et ceux, que nous portons avec nous devant Lui, sans tarder. Sans doute pas comme nous l'imaginons, mais qui sait tout à fait ce qui est juste et bon ?
<br>
<br> Plus loin en saint Matthieu, Jésus invite à demander « de bonnes choses » (chapitre 7, verset 11). Lesquelles ? Mais en saint Luc, Jésus le dit par des mots qui ramènent la prière à l'espace du silence : « combien le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient !» (chapitre 11, verset 13).</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du lundi 22 février  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-22</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-22</guid>
				<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Toi, quand tu pries&#133;</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Toi, quand tu pries, entre dans ta chambre et, ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est dans le secret, et ton Père qui voit dans le secret te donnera en retour. » 
<br>Évangile selon saint Matthieu, chapitre 6, verset 6</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Pourquoi prier ? Ces mots d'introduction au Notre Père dans la version de saint Matthieu ne semblent donner aucune réponse à cette question préalable, comme si prier était une évidence. Ils ne disent pas pourquoi, mais comment prier : « Toi, quand tu pries, entre dans ta chambre ».
<br>
<br>
 Le monde où vivait Jésus était un monde religieux, dira-t-on. Dans notre monde sécularisé, la prière est une drôle de pratique. Celui qui prie devant un autre risque de susciter l'étonnement d'un « quoi, vous priez ?! » Il n'est cependant pas si sûr que l'évangile fasse de la prière une évidence sociale et ne réponde pas à la question « pourquoi prier ? ». La prière que Jésus enseigne à ses disciples n'a pas l'espace public d'un monde religieux pour cadre, mais le secret d'une chambre. Cette prière-là veut bien avoir un témoin, mais un seul et unique Témoin.
<br>
<br> Et l'ouverture du Notre Père, qui dit « comment prier ? », porte dans ce « comment ? » une réponse au « pourquoi prier ? » Écoutons à nouveau : « toi quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, ton Père, ton Père, te donnera ». Pourquoi prier ? Prier pour être « toi » avec Celui qui t'aime dans le secret. Prier pour te retrouver toi-même en vérité devant Celui qui te donne d'exister à nouveau.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du dimanche 21 février  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-21</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-21</guid>
				<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Le pain du désir</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Le diable dit à Jésus : "Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre qu'elle devienne du pain." Et Jésus lui répondit : "Il est écrit : Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme." » 
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<br>
Évangile selon saint Luc, chapitre 4, versets 1 à 4</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme ».  Il vivra aussi de la parole qui dit « ce n'est pas de pain seul&#133; » Et pour vivre aujourd'hui de cette parole, écartons d'abord un triste souvenir qui pourrait nous empêcher de l'entendre. Notre conscience désormais planétaire a son enfer dans le spectacle désolant des miséreux de la faim. De crise économique en guerre, de sécheresse en tremblement de terre, ils viennent hanter régulièrement nos médias. Comment se dire alors sans honte, pensant à eux, que « ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme » ? Mais Jésus ne dit pas : « l'homme ne vit pas de pain », il dit « l'homme ne vit pas seulement de pain ». Et l'homme miséreux n'est-il pas lui aussi dans l'attente, avec le pain, d'autre chose, attente de parole, de respect, d'amitié ? Que signifie donner du pain, si c'est sans amitié ? Cela ne sert à rien ! Et « ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme » n'est justement pas prononcé par Jésus aux noces de Cana. Il s'agissait alors de changer l'eau en vin pour offrir le meilleur aux convives. Celui qui dit ici « ce n'est pas » est un homme qui a faim. Sa parole naît du manque, elle naît aussi du refus de celui que l'évangile appelle « le diable ».
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Le diable ! Il attend Jésus au désert. Si son nom nous semble revenu d'un autre âge, traduisons-le par « la voix de nos tentations » ou, plus gravement, « le rassemblement des forces de corruption contre la générosité, la joie et la pureté en nos vies ». On dit souvent que le diable se cache dans le détail. Mais le diable n'est pas un détail de ce récit évangélique. Car si Jésus va au désert, c'est poussé par l'Esprit saint. Et l'Esprit saint l'envoie au désert, pour qu'il y rencontre le diable, qui va le tenter. Cette page d'évangile met ainsi en lumière pour nous une idée forte de la vie avec Jésus, qu'on appelle le « combat spirituel ». L'Esprit saint en nous est ce qui veut combattre. Non pas combattre les autres, mais combattre cette ombre du mal qui enténèbre nos vies, en y tuant la joie. La tentation n'est donc pas le contraire de l'Esprit saint. L'Esprit veut  rencontrer les tentations et les combattre. Il sait que de ce combat, il sortira plus fort. Il s'augmentera en nous.
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Jésus est tenté, mais de quelles tentations ? Dans ce petit passage de l'évangile de Marc, une seule tentation se présente, la tentation du miracle : « Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre qu'elle devienne du pain. » Or nous ne voyons jamais Jésus dans les évangiles faire de miracles pour lui. Il a guéri des lépreux, fait parler des muets, multiplier les pains pour nourrir une foule. La tentation de Jésus, ce serait donc d'être fils de Dieu tout seul, sans frères. Et si l'évangile nous présente cette tentation, c'est bien qu'elle n'est pas réservée à Jésus. Nous, nous ne pouvons pas faire des miracles comme Jésus, mais nous pouvons aussi vivre pour nous seuls, c'est-à-dire sans Dieu, ou bien, ce qui revient au même, avec un petit dieu à nous, soleil de notre prospérité et de celle de nos proches. La Bible appelle ça une idole. Le diable fait miroiter à Jésus, comme à nous, le mensonge d'une vie sans Dieu, sans attente de Dieu, sans désir pour Lui.
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L'homme a besoin de pain pour vivre, mais ce pain ne pourra jamais combler son plus grand désir de vie. Souvenons-nous ici des Hébreux dans le désert, au Livre des Nombres, chapitre 11. Après leur sortie d'Égypte leur est donné, au jour le jour, la manne, cette sorte de givre comestible qu'ils ramassaient le soir. Elle leur était tout à la fois un moyen de subsistance et le signe de la présence attentive de Dieu à leurs côtés. Mais ils l'ont trouvé fade et se sont mis à regretter les oignons, les concombres, l'ail, les laitues, le poisson, qu'ils mangeaient en Égypte ! Et voilà le pain du désir effacé par le pain du besoin.
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« Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme ». Cette parole nous est donnée pour que nous en vivions en ce temps de Carême. Nous retirer un peu en solitude dans le désert de nos villes pour y combattre nos tentations, pour vivre aujourd'hui du pain du désir de Dieu, pour le reconnaître comme notre Père dans un « nous » fraternel&#133;. L'évangile des tentations de Jésus nous fait entrer ainsi de plain-pied avec cette prière que les chrétiens ont toujours considérée comme la prière par excellence, car elle fut la prière de Jésus, c'est le Notre Père. Pour cette première semaine de Carême, mettons-nous à l'écoute du Notre Père.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du samedi 20 février  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-20</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-20</guid>
				<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">De l'amertume à la lumière</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Celui qui fait la vérité vient à la lumière, afin qu'il soit manifesté que ses oeuvres sont faites en Dieu. » 
<br>Évangile selon saint Jean chapitre 3, verset 21</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>"Il n'y a que le premier pas qui coûte", dit le proverbe. Il est dans la nature des choses que les commencements aient quelque chose d'une difficulté particulière, que n'ont pas les accomplissements. Si nous voulons devenir libres, vrais, lumineux, c'est bien que nous partons d'une situation où, sous une forme ou sous une autre, il est quelque obscurité, quelque errance, qui nous tient captifs et que nous devons vaincre.
<br>
<br>Si nous ne devons jamais croire que nous ne sommes que péché, nous ne devons jamais non plus nous figurer que nous n'avons rien à nous reprocher. Parmi les vérités très simples dont nous partirons pour cheminer, il en est déjà de très douces : le prix inestimable que j'ai pour Dieu, l'amour indéfectible qu'il me porte ; mais il en est aussi quelques-unes qui ont le goût amer du péché : si je porte, dans le secret, en la seule présence de Dieu, un regard lucide sur moi-même, j'y trouverai beaucoup de bien, mais j'y trouverai aussi le mal : ce que j'aurais pu faire pour mieux répondre à l'amour de Dieu et de mes frères, mais que je n'ai pas fait. Ou plutôt : ce que tu peux encore et dorénavant faire !
<br>
<br>Dieu nous appelle, en tout temps mais singulièrement en ce temps de Carême, à « faire la vérité » : à ne pas croire que la vérité est déjà "toute faite", mais plutôt avoir le courage, déjà, de reconnaître nos manques de vérité, afin de la faire un jour vraiment. Soyons sûrs que la Lumière est au bout du chemin !</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du vendredi 19 février  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-19</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-19</guid>
				<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Cheminer humblement</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">«&nbsp;Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père sinon par moi.&nbsp;» 
<br>Évangile selon saint Jean, chapitre 14, verset 6</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Si nous avons retrouvé l'avant-goût de la vérité, ce qu'il nous faut maintenant absolument faire, c'est nous mettre à la chercher vraiment : ne se résigner à aucune catastrophe, commencer à être libre afin de l'être un jour pleinement, marcher de vérités en vérités toujours plus savoureuses.
<br>
<br>
Nous avons l'entière assurance de ne pas nous engager dans une impasse, car Celui-là même qui nous a décidés à nous mettre en route ne cessera de nous accompagner au plus près, jusqu'au but qu'Il est lui-même. « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie », dit le Christ. Nous n'avons pas à craindre de suivre un chemin qui ne mène nulle part, puisque le Chemin est déjà le but : la Vérité et la Vie. Nous n'avons pas à craindre d'aspirer à un but auquel nul chemin ne conduirait, puisque le but lui-même, Dieu, s'est fait chemin pour nous.
<br>
<br>
Cette affirmation paradoxale du Christ vaut au fond de tout chemin : en tout chemin qui mène vraiment quelque part, le but ne cesse de <i>guider</i> celui qui y marche. C'est que la vérité n'est pas quelque chose qui s'invente ou se manipule au gré de nos envies : elle est quelque chose qui se <i>découvre</i>, qui non seulement nous <i>attire</i>, mais nous <i>guide</i> vers elle à chaque pas que nous faisons - si tant est qu'elle soit bien la <i>vérité</i>, et non pas seulement ce que nous avons envie de mettre à sa place ! 
<br>
<br>
On ne peut cheminer qu'<i>humblement</i> : en acceptant de se laisser guider par un chemin. Que ce chemin soit pour nous le Christ !</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du jeudi 18 février  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-18</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-18</guid>
				<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Retrouver le goût de la vérité</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » 
<br>Évangile selon saint Jean, chapitre 8, versets 31 et 32
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Confrontés à l'enjeu d'être libres devant le regard de Dieu, laissons-nous dire par le Christ : « La vérité vous rendra libres ! ». Mais ne risquons-nous pas de trouver cette parole plus <i>paralysante</i> qu'effectivement <i>libérante</i> ? Ne risquons-nous pas d'être intimidés par la vérité, surtout quand il s'avère que la vérité en question n'est rien moins que Dieu lui-même ! Et puis : s'agirait-il seulement pour la vérité de nous <i>rendre</i> libres, alors que ce que nous voudrions, c'est <i>devenir</i> nous-mêmes libres ?
<br>
<br>Rappelons-nous qui nous adresse cette parole : le Christ, descendu d'auprès du Père dans la faiblesse de la chair, l'humble maître au fardeau léger, venu guérir les malades et libérer les enchaînés. Il n'entre certainement pas dans les vues de Dieu de nous forcer la main, ou de nous asséner des vérités écrasantes et inaccessibles. Certes, il veut que nous parvenions au summum de la vérité, car il ne saurait vouloir autre chose, ni ne saurions nous-mêmes nous satisfaire de rien moindre - mais il veut d'abord, pour cela, que nous retrouvions le <i>goût</i> de la vérité : le goût de ce qu'il y a de simple, d'humble, de lumineux, dans la vérité, dans toute vérité, des plus banales aux plus sublimes, de la vérité sur moi-même à la vérité sur Dieu.
<br>
<br>Il est temps de retrouver le goût de la vérité : l'<i>envie</i> de la vérité, mais aussi, par-delà l'amertume du péché, la <i>douceur</i> de la vérité.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du mercredi 17 février  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-17</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-02-17</guid>
				<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Se décider à être libre</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« "Revenez à moi de tout votre coeur, dans le jeûne, les pleurs et les cris de deuil !" Revenez au Seigneur, votre Dieu, car il est tendresse et pitié, lent à la colère, riche en grâce, et il a regret du mal. »
<br>Livre de Joël, chapitre 2, versets 12 et 13
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Ainsi s'exprimait, vers 400 av. J.-C., le prophète Joël. Les circonstances sont dramatiques : une "catastrophe naturelle" s'est abattue sur la terre d'Israël, une invasion de sauterelles qui ravage sans répit les récoltes. On se sent totalement impuissant, découragé, désespéré, la proie d'une incompréhensible et irrésistible dévastation qui semble devoir ruiner tout espoir d'avenir. 
<br>
<br>D'une façon ou l'autre, c'est dans une situation et des circonstances similaires que se trouve aujourd'hui chacun d'entre nous - en ce jour précis où nous avons choisi d'entrer en Carême, d'emboîter le pas à Celui qui s'est mis en marche avec une force et une lucidité stupéfiantes vers la "catastrophe" de la Passion, pour être lui aussi le jouet de forces de mort et de destruction dont il sera finalement vainqueur. Si nous entrons en Carême, n'est-ce pas parce que nous reconnaissons qu'il y a quelque chose de catastrophique dans notre vie, quelque chose dont seul « le Seigneur notre Dieu » saura nous sauver ?
<br>
<br>Il est de "grandes" catastrophes, comme celle qui frappe le peuple auquel s'adresse Joël ; mais une catastrophe n'est "grande" que de l'accumulation de catastrophes individuelles : que ce soit en définitive la vie ou la mort, le malheur ou le bonheur, la joie ou la souffrance, qui l'emporte et établisse son règne, de ténèbres ou de lumière, voilà qui n'a de réelle importance que pour autant qu'il en va de la vie et du bonheur des personnes singulières que nous sommes. Tous et chacun, nous sommes faits, nous le savons, pour la vie, le bonheur et la joie, et ce serait bien une insupportable catastrophe que le plus petit d'entre nous - « le plus petit d'entre les miens », dirait Dieu - puisse venir à en être définitivement privé. Et pourtant, c'est bien parce que nous ne nous sentons pas pleinement à l'abri d'une telle catastrophe, voire parce qu'elle nous a en fait déjà atteints, plus ou moins profondément, plus ou moins dramatiquement, nous-mêmes ou nos proches, que le message du prophète, le message de Carême, s'adresse à nous.
<br>
<br>
Que ce soit de notre faute (nos erreurs, nos aveuglements, nos manques de courage), plus ou moins de notre faute (comme il est parfois malaisé de voir clair à ce sujet !), voire pas de notre faute du tout (tout mal qui nous frappe quand « nous n'y sommes pour rien »), nous savons que le mal, la souffrance et la mort sont, d'une certaine façon, constamment à l'affût de la vie, de notre vie. C'est bien dans ces circonstances dramatiques que le prophète nous crie : « Reviens au Seigneur, ton Dieu ! ».
<br>
<br>
"Revenir au Seigneur", ne serait-ce pas une fuite, ou une solution simpliste devant des problèmes ou des situations complexes ? Non : c'est plutôt la solution radicale à ce qu'il y a de radical dans toute situation où il y va en définitive de la vie ou de la mort de quelqu'un. "Faire pénitence" ne signifie pas devoir se convaincre que « tout est de ma faute », que je ne suis absolument rien d'autre qu'un pécheur devant Dieu, qu'il n'est d'autre chemin vers la vie que la "mortification"&#133;. Mais ce n'est certainement pas non plus l'extrême inverse : me convaincre que rien de ce qui relève de ma responsabilité personnelle ne puisse être en jeu dans la situation d'impasse, dans la situation de mort, qui me fait aujourd'hui - quand même ! - me tourner vers Dieu. Le Carême est avant tout un appel à notre liberté. À notre liberté la plus profonde.<br>
<br>
Ma liberté la plus profonde est inextricablement faite de la reconnaissance de la grandeur incommensurable de Dieu, de ma grandeur tout aussi incommensurable de fils de Dieu - d'être créé « à l'image et à la ressemblance » de Dieu -, mais aussi de tout ce qui me sépare ou m'éloigne de Dieu, que j'en sois ou non directement responsable. Le Carême m'appelle donc aussi à la lucidité : je dois m'engager à tenter de faire le départ entre le mal que je fais, le mal que je me fais, et le mal que peut-être je ne fais que subir - tout cela, avant tout, à la lumière du vrai et ultime enjeu qui donne son sens à toute conversion : l'horizon de bonheur absolu que Dieu veut pour tout homme, et qui au fond ne réside nulle part ailleurs qu'en Lui. 
Même si tout mal qui m'atteint ne relève certainement pas de mon péché, il y a bien du péché en moi : une forme ou l'autre de refus de l'amour que Dieu me porte et du bien qu'il me veut ; tout bien que je veux et je fais, en revanche, je puis être sûr que s'il vient de moi, il vient aussi de Dieu, et que Dieu veut l'accomplir, le porter à cette plénitude sans laquelle nous savons qu'aucun bien ne nous satisfera jamais !
<br>
<br>Voilà donc, au milieu de toute catastrophe, ce que crie le prophète : « Reviens à Dieu ! Décide-toi sur l'essentiel : décide-toi à être libre et lucide sur toi-même face à Lui ! Lui ne cesse de te tenir sous son regard, de t'aimer et de t'espérer ! ».</span>
				]]></description>
            </item>
			   
    </channel>
</rss>