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        <title>Méditations - Retraite dans la Ville 2010</title>
        <link>http://www.retraitedanslaville.org</link>
        <description>Chaque jour du Carême jusqu'au Dimanche de Pâques : méditez, priez et chantez l'office des vêpres avec les frères dominicains... sans bouger de chez vous ! La Retraite dans la Ville est une proposition de retraite spirituelle en ligne. Professionnels, expatriés, personnes agées, pères ou mères de famille, étudiants, chrétiens isolés... autant de situations pour lesquelles la Retraite dans la Ville a été conçue. Aujourd'hui, un désir authentique de spiritualité est exprimé sur Internet. En réponse, la Retraite dans la Ville est née.</description>
        <copyright>Retraite dans la Ville 2010</copyright>
        <language>fr-FR</language>
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            <title>Méditations - Retraite dans la Ville 2010</title>
            <link>http://www.retraitedanslaville.org</link>
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        <pubDate>Mon, 06 Sep 2010 17:19:47 +0100</pubDate>
        
  
			<item>
				<title>Méditation du dimanche 04 avril  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-04-04</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-04-04</guid>
				<pubDate>Sun, 04 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Ce que le jour doit à la nuit</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br> « Il n'est pas ici, il est ressuscité ! »
<br>
<br>Évangile selon saint Luc, chapitre 24, verset 6
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">Il n'est plus ici, Il est ressuscité ! Juste ces quelques mots pour annoncer la Pâque.
<br>
<br>Il n'est plus ici, le corps a disparu. Les femmes venaient prendre soin du corps de leur Seigneur et Maître, ultime geste témoignant de l'amour et de leur peine immense. C'est difficile de voir mourir les siens, plus difficile encore d'assister impuissant à une mise à mort injuste, à l'humiliation de celui dont on perçoit pourtant qu'il dit la vérité. C'est très dur de constater comment le goût du pouvoir, de la puissance exercée sur les plus faibles, peut prétendre se recommander de Dieu et en venir à trahir Dieu lui-même, au point de l'exclure de ce monde. La peine était immense, et sans doute les femmes espéraient-elles pouvoir l'apaiser un peu en posant avec un infini respect ces gestes rituels qui rendraient la dépouille de celui qu'elles avaient suivi et aimé à son propre mystère. La peine était immense et là, en ce tombeau, se fermerait une page si belle mais si tragique de leur histoire : il n'y a souvent plus de mots pour dire la peine. Et c'est le tombeau vide qui est donné comme signe pour passer de la peine à l'espérance. 
<br>
<br>
D'abord, du silence de ce tombeau vide jaillit la parole des anges : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Rappelez-vous ce qu'il vous a dit...». C'est bien le Seigneur Jésus, crucifié, que les femmes venaient honorer de grand matin. Jésus, cet homme qu'elles avaient suivi en Galilée, et qui marchait au milieu des siens en faisant le bien. Jésus, cet homme parmi les hommes, qui témoignait de la Bonté du Père et de sa volonté de faire alliance avec l'humanité pour la faire entrer dans la Vie. Jésus, Fils de l'homme, Fils de Dieu, qui dénonçait les puissants et les savants qui liaient de pesants fardeaux sur les épaules des petits, au lieu de leur transmettre la Parole de liberté et de Vie. Le Seigneur Jésus que l'on a mis à mort parce qu'il dénonçait l'idolâtrie par laquelle l'homme aliène l'autre homme, et parce qu'il révélait la vérité qui nous rend libres. Cette vérité pourtant sonnait si juste à leurs oreilles : Dieu voulait la vie pour chacun ! Et tout serait brisé ?
<br>Mais non ! Vous qui pensez que l'histoire se termine, rappelez-vous, faites mémoire de ce qu'Il vous a dit, de ce qu'Il a vécu, de ce qu'Il a partagé avec vous, de ce pour quoi Il a donné sa vie. Rappelez-vous, reprenez la Parole, quittez votre peine, et laissez la mémoire vivante du Seigneur Jésus animer à nouveau votre histoire, vous relancer dans l'histoire.
<br>
<br>
Il n'est plus ici. Curieux signe que le vide du tombeau en cette aurore de Pâques. Comment peut-il nous aider à oser vivre, à nouveau, notre histoire ? 
<br>Le vide, en effet, n'est-il pas ce que beaucoup d'entre nous craignent le plus au monde ? Le vide qui terrifie et nous laisse sidérés, empêchant tout mouvement, faisant perdre tout repère. Ce vide qui nous fait croire en la puissance du néant, qui nous fait penser que le néant, la mort, peuvent tout faire disparaître, à commencer par l'amour. Que plus rien n'a de sens. 
<br>Mais la Parole, à nouveau, retentit par la voix des anges : Il est ressuscité, comme il l'avait promis. A la fois, la Parole qui dit la Vie là où l'on pensait s'enfoncer dans la peine de la mort, et l'assurance d'une promesse tenue. Une Parole tenue, enfin, qui est notre assurance, et qui emplit de vie ce qu'on croyait perdu. 
Pâques, c'est l'annonce qu'aucune histoire humaine ne peut perdre son sens, qu'il n'y a jamais d'amour perdu, que la générosité d'une vie donnée est ferment pour encore davantage de vie, que c'est à perdre sa vie pour la donner qu'on la gagne en abondance, et plus encore. Du vide, en lequel nos regards parfois se perdent sans discerner le moindre horizon d'espérance, voilà que jaillit une Parole qui redonne vie, et sens. Force et espérance.
<br>
<br>
Le tombeau est vide et sombre mais, à côté, les vêtements sont éblouissants de lumière en cette aurore fragile du matin de Pâques. Comme un matin sur la montagne de la transfiguration, la Lumière vient faire éclater les ténèbres, renversant l'aurore du petit matin et la faire passer au grand jour. Que de fois c'est ainsi que se construisent nos histoires ! Tout paraît si fragile, tellement proche de l'échec que nous pensons que la nuit serait comme notre destin. Et puis, il faut si peu, une si petite lueur qui, à nouveau, nous éveille et nous rend à la vie.
<br>Les femmes peuvent être saisies de crainte devant ce tombeau vide qui est le signe d'une Présence toute nouvelle de leur Seigneur. Lui qui a partagé la vie simple de ses disciples, qui a peiné avec eux sur les chemins, voilà que, passé dans la mort, Il est relevé d'entre les morts. Il n'est pas seulement à nouveau en vie parmi les siens, comme avant la tragédie. Il est relevé de la mort et, par là, il a renversé définitivement le pouvoir de la mort sur l'humanité. Son absence du tombeau transfigure la vie entière de l'humanité et devient la Lumière de l'histoire humaine. Lumière qui permet de déceler au coeur de l'humanité une nouvelle vie, dont le coeur est la vie même de l'Esprit.
<br>
<br>
Elles le croyaient absent, le coeur serré par l'abandon. Et voilà que ces hommes de Lumière le disent Vivant. Entendant ainsi parler les anges, les femmes s'en retournent raconter leur étonnement aux apôtres, qui auront bien du mal à ne pas les prendre pour folles. Mais les femmes, dans l'étonnement de cette absence, annoncent en fait une toute nouvelle présence qui va changer leur vie, plus encore peut-être que quand elles le suivaient. 
<br>Souvent, nous pensons à la résurrection comme à l'avenir qui nous attend. Et tel est bien l'avenir qui nous est promis. Mais, en ce matin de Pâques, il nous faut plutôt apprendre à vivre à partir de la résurrection du Christ, à vivre de cette vie relevée d'entre les morts qui renverse la mort : vous êtes ressuscités avec le Christ ! 
<br>Après les femmes, c'est Pierre qui s'en va au tombeau vide. Pierre à qui le Christ confiera son Eglise, née de la résurrection du Christ. La Vie a renversé la mort et de cette Vie nous sommes vivants. Ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi, écrivait saint Paul. Cette vie « cachée en nous », n'est-ce pas la puissance de la vie donnée par le pain rompu, et la coupe partagée ? Mémoire de la mort et de la résurrection du Christ, Pâque du Christ pour nous aujourd'hui, force véritable de notre vie.
<br>
<br>
Il n'est plus ici, Il est ressuscité ! Et commence, avec Lui, notre histoire...</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du samedi 03 avril  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-04-03</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-04-03</guid>
				<pubDate>Sat, 03 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Vers le grand rassemblement</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Par une oblation unique, Jésus a rendu parfaits les sanctifiés de tout le temps. »
<br>Lettre aux Hébreux, chapitre 10, verset 14.</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">Aujourd'hui, c'est sur terre le grand silence, car Jésus, comme dit notre Credo, est descendu aux enfers. Il veut en effet y rejoindre les hommes qui, l'ayant précédé dans la mort, attendent que sa résurrection leur ouvre enfin la porte du ciel. Faisant allusion à ces hommes, l'auteur de la Lettre aux Hébreux note que s'ils "ne bénéficièrent pas de la promesse", ou, en d'autres termes, s'ils n'entrèrent pas tout de suite au ciel, c'est parce qu'&nbsp;"ils ne devaient pas être rendus parfaits sans nous". Or le même auteur ajoute que cette perfection destinée à l'humanité entière est celle qui fut atteinte par Jésus quand, renonçant à se sauver lui-même, il persévéra dans la foi jusqu'à la dernière goutte de son sang. Personne ne peut être sauvé sans être initié à cette foi. 
<br><br>Et si Jésus descend aux enfers, c'est précisément pour proposer cette initiation aux hommes ayant vécu avant lui. Comme disent les Pères de l'Église, il y descend portant les armes victorieuses de la croix. Quant aux hommes ayant vécu ou vivant après lui, ils bénéficient normalement de cette initiation par les sacrements de l'&#278;glise. 
<br><br>Contemplons donc aujourd'hui ce rayonnement universel de la croix, rayonnement pleinement universel parce que mystérieusement rétroactif. Et surtout rendons grâce. La porte du paradis s'était fermée devant l'homme quand, prêtant une oreille complaisante aux discours du serpent, il était passé de l'état de confiance à l'état de méfiance. Elle nous est maintenant grande ouverte parce qu'au prix de son sang, le Fils de Dieu fait homme a remis l'humanité dans un état d'invulnérable confiance.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du vendredi 02 avril  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-04-02</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-04-02</guid>
				<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Marie, Mère admirable</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Près de la croix de Jésus se tenait sa mère. »
<br>
<br>
Évangile selon saint Jean, chapitre 19, verset 25</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">De l'attitude de Marie au pied de la croix, l'évangile ne dit qu'une chose : 'elle se tenait debout' - « stabat mater », dit la Bible latine. Mais je complète ce tableau en pensant à la manière dont a réagi la mère de mon meilleur ami quand, en pleine occupation allemande, son fils de vingt ans lui annonça qu'il avait décidé d'entrer dans la Résistance. La perspective des dangers encourus devint alors comme un glaive enfoncé dans son coeur. Mais parce que la décision de ce fils était le plus beau fruit de l'éducation qu'elle lui avait donnée, elle fit tout pour cacher son angoisse et faciliter l'exécution du projet. S'élevant ainsi de sa maternité charnelle à une maternité spirituelle, elle est devenue pour moi une très belle icône de la Vierge du Stabat.
<br>
<br>	Jésus en effet ne savait que trop la douleur qu'il infligeait à sa Mère. C'est pourquoi celle-ci, se gardant de le gêner par l'extériorisation de cette douleur, s'efforça au contraire de l'aider en restant debout et en lui faisant comprendre qu'elle était fière de lui. Assurément, le Fils de Dieu aurait pu se passer d'une pareille assistance. Mais le fait est que, dans sa providence, Dieu ne l'a pas voulu. Et qu'en conséquence, on ne peut pas prêcher la victoire du Fils sans la prêcher aussi comme victoire de sa mère.
<br>
<br>	Aujourd'hui, la Mère a rejoint le Fils dans la gloire du ciel. Et il est légitime de penser que si Jésus l'a instituée mère de saint Jean et, par celui-ci, mère de chacun d'entre nous, c'est pour que, du haut de ce ciel, elle ne cesse de nous dire ce qu'elle disait à son Fils crucifié : « Mon enfant, malgré ta souffrance, fais confiance à ton Père. »
</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du jeudi 01 avril  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-04-01</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-04-01</guid>
				<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Deux manières de "faire mémoire"</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Levé de table, Jésus se met à laver les pieds de ses disciples. »
<br>Évangile selon saint Jean, chapitre 13, versets 4-5</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">L'évangile d'aujourd'hui commence dans un climat d'exceptionnelle majesté. Au début du repas qui va se terminer par l'institution de l'eucharistie, Jésus déclare qu'il vient de Dieu et qu'il retourne à Dieu. 
<br><br>Or, bien que sachant cela, il se lève de table pour faire ce qui, en ce temps-là, était une tâche de serviteur : il quitte son vêtement, remplit d'eau une bassine, s'agenouille devant chacun de ses apôtres, lui lave les pieds et les essuie avec un linge dont il a pris soin de se ceindre. L'intention se laisse facilement deviner. Jésus veut conférer aux services les plus obscurs une dignité spirituelle que, spontanément, nous ne donnerions qu'aux actions éclatantes. Et il ajoute qu'il a fait cela pour nous donner un exemple afin que nous aussi, nous fassions les uns pour les autres ce qu'il a fait lui-même.
<br><br>Vient ensuite l'institution de l'eucharistie. Jésus, sachant que Judas va le livrer, prend les devants pour se livrer lui-même. "Prenez et mangez, ce pain est mon corps qui est pour vous". "Prenez et buvez car cette coupe est la nouvelle Alliance mon sang. Faites cela en mémoire de moi". En tout cela, il nous apparaît comme exerçant sur les événements une maîtrise absolue.
<br><br> Or, quelques heures plus tard, il supplie son Père d'écarter de lui cette coupe et sombre ensuite dans la déréliction du "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonne?". Comment expliquer ce revirement? Par l'excès d'amour filial et fraternel qui a poussé le Fils de Dieu à se conduire à notre égard comme un berger qui entrerait lui-même dans le fourré dont les épines emprisonnent ses brebis. </span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du mercredi 31 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-31</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-31</guid>
				<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Le sacrifice sans victime</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Jésus n'est pas journellement dans la nécessité d'offrir des sacrifices, car cela, il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même. »
<br>Lettre aux Hébreux, chapitre 7 verset 27
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">L'occasion qui a rendu nécessaire cette offrande, est évidemment le péché des hommes dont Jésus fut victime. Mais les paroles qui l'accompagnent nous montrent à l'évidence que loin de se présenter à son Père comme victime, Jésus se présente à lui comme un Fils très confiant. "Père, entre tes mains je remets mon esprit". Ces paroles sont brèves. Mais, dans ma prière, je me permets de leur ajouter le développement que voici. 
<br><br> "Oui, Père, malgré mes souffrances et la crainte de la mort, malgré l'obscurité qui, en me cachant ton visage, rendait plus fascinantes encore les offres du Tentateur, j'ai gardé envers toi la confiance amoureusement filiale que je t'ai toujours témoignée. Tu m'as envoyé dans le monde pour guérir la blessure infligée par le serpent à la foi de tous les hommes. Dans ce but, m'étant fait semblable à eux en toute chose à l'exception du péché, je me suis mis comme eux à l'école de cette foi. Et là où ils rencontraient des épreuves trop difficiles, je leur soufflais la solution à l'oreille. Me voici donc avec la foule des frères que tu m'as ainsi donnés, non seulement avec ceux qui m'ont précédé dans le temps, mais encore avec ceux qui me suivent et me suivront jusqu'à la fin du monde. Je vois, Père, que tu nous as préparé un immense et succulent festin. Ne me refuse donc pas d'y accueillir cette foule, sans en excepter même ceux qui ne portent l'insigne de ma croix que de manière inconsciente". 
<br><br>Offrande amoureusement filiale de toute la famille humaine fraternellement réunie dans un même Esprit : voilà le sacrifice de Jésus.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du mardi 30 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-30</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-30</guid>
				<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Jésus à l'école de la foi</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Jésus apprit, de ce qu'il souffrit, l'obéissance ; après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent cause de salut éternel. » 
<br>Lettre aux Hébreux, chapitre 5, versets 8-9. </span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">L'obéissance n'étant autre que la concrétisation de cette confiance qu'est la foi, il faut aller jusqu'à voir en Jésus un élève qui, s'étant mis à l'école de cette foi, parvient à une perfection qu'il ne possédait pas d'entrée de jeu.<br>
<br> Vous pourriez m'objecter que sa foi et son obéissance furent toujours parfaites. Assurément. Mais une chose est d'être obéissant quand on peut faire des miracles et qu'on est applaudi par la foule ; autre chose est de le rester quand, abandonné de tous, on expire sur une croix. L'augmentation de la souffrance est alors comparable à celle de la chaleur à laquelle on porte l'acier avant de le tremper. De même qu'un acier chauffé à blanc devient parfait dans son genre, la foi et l'obéissance de Jésus devinrent parfaites grâce à ce paroxysme de souffrance que dénote le cri : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Il n'y donc pas de foi ni d'obéissance plus parfaites que celles à nous révélées par  la croix.
<br><br>Mais prenons bien garde aux dérives possibles. Pendant des siècles, on a enseigné que l'objet de cette obéissance était pour Jésus d'accepter ses souffrances et sa mort comme étant le châtiment seul capable d'apaiser le courroux de son Père. Or sa mission est tout au contraire de nous apprendre à surmonter les obstacles qui nous empêcheraient de conserver devant ce Père la joie d'une confiance amoureusement filiale. Il s'est fait notre frère dans le combat spirituel. C'est donc par lui, avec lui et en lui que nous pourrons gagner ce combat et rester, jusqu'à la mort, dans la joie. </span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du lundi 29 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-29</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-29</guid>
				<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">La foi du Christ, domicile du chrétien</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"> « Je suis crucifié avec le Christ. et ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la condition humaine je la vis dans une foi, celle du Fils de Dieu qui m'a aimé et s'est livré pour moi. » 
<br>Lettre de saint Paul aux Galates, chapitre 2, verset 20</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>"Je suis crucifié avec le Christ" : malgré la première personne du singulier, Paul ne pense nullement à une faveur qui lui serait réservée. Car c'est vrai de tout chrétien, c'est-à-dire de tout homme qui, ayant donné sa foi au Christ, peut dire : "c'est le Christ qui vit en moi". Et que vit-il en moi? Sa foi. Comme, réciproquement, je vis moi-même dans cette foi. 
<br>
<br>Le Catéchisme de mon enfance, posait cette question : "Qu'est-ce que la vie chrétienne?" Il fallait répondre : "La vie du Christ en moi". Je complète aujourd'hui en disant que la foi chrétienne, c'est la foi du Christ en moi. Et pas seulement en moi, mais en tous les baptisés. Ceux-ci sont en effet fraternellement réunis dans cette foi du Fils de Dieu comme ils le seraient dans un Temple. Dans ce Temple, qui a forme de croix, l'acte de Jésus s'en remettant au Père, son sacrifice, son cri: "Père, entre tes mains je remets mon esprit"; devient l'acte de tous ses frères, leur sacrifice, leur cri. Tant et si bien qu'en l'an 120, Ignace d'Antioche interrompit  sa marche au martyre pour écrire ces mots aux chrétiens de Smyrne : "J'ai constaté que vous êtes parvenus à une foi si parfaitement ajustée qu'elle ne peut plus bouger, c'est comme si vous étiez  charnellement et spirituellement cloués à la croix de Jésus Christ". 
<br>
<br>Nous ne le savons que trop : notre foi est une plante si fragile qu'elle ne peut résister à toutes les intempéries. Elle a besoin d'un tuteur au double sens de ce mot. Ce tuteur, c'est Jésus et sa croix.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du dimanche 28 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-28</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-28</guid>
				<pubDate>Sun, 28 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Un sauvetage réussi</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »
<br>« Père, entre tes mains, je remets mon esprit. »
<br>Évangiles selon saint Marc, chapitre 15, verset 34, et selon saint Luc, chapitre 23, verset 46
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">	Aujourd'hui, dimanche des Rameaux, nous faisons mémoire de l'entrée de Jésus à Jérusalem, où l'attend une foule brandissant joyeusement des rameaux de toute sorte. Mais ce triomphe facile ne fait que préluder à un triomphe infiniment plus difficile et dont je voudrais vous montrer qu'il sauve l'&#146;humanité tout entière : le triomphe de la croix.
<br><br>	Dans ma jeunesse, il m'a été donné d'assister à deux sauvetages. Le premier fut réussi parce qu'un plongeur bien entraîné avait pu s&#146;approcher à temps du camarade qui se noyait. Mais le second fut manqué. C'est en 1941. Sur le glacier de Vignemale, Alain était tombé au fond d&#146;une crevasse. Indemne, il était simplement coincé entre deux murs de glace, mais à une telle profondeur que nous n&#146;avions pas de corde assez longue pour descendre jusqu'à lui. Nous n'avons pu le faire qu'après avoir été cherché des secours à Gavarnie. Ils arrivèrent trop tard. Le froid l'avait tué.
<br>	Repensant plus tard à ces deux sauvetages, j'ai compris que si notre rédemption est comparable à un sauvetage réussi, c'est précisément parce que dans son amour pour nous, le Fils de Dieu a pu descendre à temps au plus profond de notre souffrance humaine.
<br><br>	Nous le savons bien : quand une grande souffrance entre dans nos vies, nous nous posons des questions lancinantes : 'Pourquoi ? pourquoi moi ? pourquoi maintenant ?' Et le croyant n'est pas épargné par ces interrogations qui empoignent le coeur. On peut même dire que pour lui, la question est d'autant plus grave : si Dieu existe, et s'il est bon, et s'il est comme on dit tout puissant, alors pourquoi ? Ce sont précisément tous ces 'pourquoi' qui se trouvent comme rassemblés dans le 'pourquoi' du Fils de Dieu fait homme : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »
<br><br>	Mais Jésus n'en reste pas là. Il ne se contente pas de faire siens tous nos ‘pourquoi’. Les ayant fraternellement accueillis dans le sien, il leur oppose avec autant de douceur que de fermeté, la foi parfaite qu'il a forgée pour nous dans le creuset de sa croix et qui se manifeste dans le second cri : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit. »
<br>	Il faut en effet savoir que si Jésus a pu passer du premier cri au second, de la sensation d'être abandonné par son Père à la joie de l'enfant qui se jette dans ses bras, c'est au prix d'un terrible combat transformant en triomphe la première victoire déjà remportée au désert. « Si tu es le Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains ! » « Si tu es le Fils de Dieu, descends donc de ta croix ! » 
<br><br>	Il est certain que Jésus aurait pu le faire, car ce n'eût pas été un miracle plus éclatant que la résurrection de Lazare. Il est également certain qu'il fut tenté de le faire, l'instrument du Tentateur n'étant autre que la souffrance atroce et la crainte de la mort. Mais, Fils de Dieu, il avait une autre ressource, celle que, dans leurs moqueries, les grands prêtres et les scribes lui rappelaient sans le vouloir : « Il a mis sa confiance en Dieu, il est allé jusqu'à s'en dire le Fils : que Dieu le délivre maintenant s'il s'intéresse à lui. » Or c'est fort de cette confiance, de cette foi, qu'ayant tenu tête au Tentateur jusqu'à la dernière goutte de son sang, il suscita par sa mort la confession du centurion romain : « Vraiment, cet homme était fils de Dieu. »
<br><br>	Pour achever de comprendre la croix comme victoire sur ce Tentateur, il faut comprendre que l'impuissance du Crucifié, tout en étant aussi dramatique que celle de ses camarades de supplice, en diffère sur un point essentiel. Eux ne peuvent que subir, Lui ne subit qu'en renonçant à « se sauver lui-même » et, donc, en « se livrant » de manière continue. Et s'il le fait, c'est, d'une part, pour ne pas renier sa confiance filiale et, d'autre part, pour ne pas abandonner à leur triste sort les hommes dont il a fait ses frères. Ce refus obstiné du miracle est donc la victoire décisive du double et unique amour de Dieu et du prochain, alors qu'un miracle eût été la victoire absolue du Péché.
<br><br>	On lit dans la Lettres aux Hébreux que si Jésus est capable de compatir à nos faiblesses, c'est parce qu'il a surmonté sans pécher des tentations plus terribles que les nôtres. Ayant dit cela, l'auteur en tire la conclusion suivante : « Approchez-vous donc avec assurance de ce trône de la grâce [qu'est la Croix], et vous y trouverez non seulement de la compassion, mais encore une aide parfaitement adaptée. »
<br>	Or pour vous approcher de cette croix, ajoute-t-il, commencez par la manger des yeux, oui, "courez l'épreuve qui vous est proposée les yeux fixés sur Jésus" qui, en endurant sa croix, a forgé pour vous une foi absolument parfaite. Et tout en contemplant cette foi, dites-vous bien que "vous, vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang dans la lutte contre le Péché". J'avoue que quand je me sens menacé par le découragement, j'arrive souvent à m'en sortir grâce au merveilleux remède qui m'est ainsi proposé. Et tout en pensant au festin qui nous attend dans le Royaume de Dieu, j'ajoute qu'en prolongeant jusqu'à la communion cette manducation par les yeux, j'arrive parfois à manger l'hostie en gourmet totalement satisfait.
<br><br>	Sa foi a permis au Fils de Dieu de dépasser la sensation d'être abandonné par son Père pour retrouver la joie de l'enfant qui se jette dans ses bras. Mais cette foi, Jésus ne l'a forgée au prix de son sang que pour la transfuser à tous ses "frères", leur donnant ainsi le moyen de faire leur un pareil dépassement.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du samedi 27 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-27</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-27</guid>
				<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">La bonne nouvelle</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Personne ne t'a condamnée ? » 
<br>Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 10</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>La femme adultère reste seule avec Jésus. Les accusateurs sont partis après que leur mensonge a été dévoilé ; par la parole du Seigneur, la femme elle-même est libérée de la menace de lapidation. Mais qu'est-ce qu'il veut dire maintenant, Celui qui se nomme la Vérité ? Quel sera son jugement sur cette femme et les fautes qu'elle a commises ? 
<br>
<br>Dans un de ses sermons, le dominicain du moyen âge Thomas d'Aquin se demande quelle est la différence entre l'homme et les animaux. Peut-être croyons-nous connaître la réponse : la différence principale serait l'intelligence. Mais non. La différence première, dit saint Thomas, c'est la miséricorde. Et puisque l'homme est créé à l'image de Dieu, cette miséricorde a son origine et trouve sa plénitude en Lui.
<br>
<br>En Christ, cette miséricorde s'est incarnée. Le Fils ne fait pas que pardonner à la femme. Dans quelques jours, dans sa Passion, il prendra sa place et il se laissera condamner aussi pour elle. Le mystère de la grâce nous dépasse. Oserons-nous nous ouvrir à la miséricorde de Dieu dans notre propre vie ? </span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du vendredi 26 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-26</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-26</guid>
				<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Les pierres qui tombent des mains</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Mais eux, entendant cela, sortaient l'un après l'autre. »
<br>Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 9</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>
<br>Ayant entendu la réponse du Christ, les scribes et les pharisiens sont forcés d'admettre qu'ils ne sont pas eux-mêmes sans péché en face de la femme surprise en adultère. Ils laissent tomber les pierres, c'est-à-dire leur intention de la condamner. 
<br>
<br>Pour nous, ce temps de carême est un temps pour faire de même. C'est un exercice plus facile à dire qu'à faire. Nous arrivons peut-être à arrêter notre jugement immédiat sur l'autre (même si cela sera déjà parfois un grand défi...), mais arrivons-nous à abandonner le jugement sur nous-mêmes ? 
<br>
<br>Le mépris envers soi est souvent plus présent que nous ne le souhaitons. Or, étant des enfants de Dieu, nous sommes invités à rester en confiance devant Lui, comme un enfant sur les genoux de sa mère, selon l'image du psaume 131.
<br>
<br>Oserons-nous remplacer le jugement par la compassion envers nous-mêmes et nous appuyer sur la confiance et l'amour de Dieu?</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du jeudi 25 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-25</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-25</guid>
				<pubDate>Thu, 25 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Convertir notre regard</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre. » 
<br>Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 7</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>
<br>Les scribes et les pharisiens qui accusaient la femme adultère n'avaient pas prévu de soumettre leur propre vie morale à un auto-discernement. Or Jésus les provoque à détourner leur regard des personnes et des événements extérieurs pour se confronter avec leur for intérieur, leur conscience. 
<br>
<br>Dans notre vie quotidienne, il est facile de nous dédouaner en accusant notre entourage. Nous nous sentons facilement blessés, mais arrivons-nous à voir les blessures que nous portons en nous ? 
<br>
<br>Quand nous nous ouvrons à la miséricorde de Dieu, cela concerne tout ce qui a besoin de guérison en nous. 
<br>
<br>
Le temps du carême est un temps pour s'ouvrir. Le but n'est pas de porter des jugements sur nous-mêmes, mais d'essayer de considérer notre vie avec le même regard que le Seigneur, un regard de miséricorde.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du mercredi 24 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-24</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-24</guid>
				<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Un silence qui parle au c&#156;ur </span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Jésus, se baissant, écrivait du doigt sur la terre. » 
<br>Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 6</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">Au lieu de répondre à la question qu'on lui pose au sujet de la femme adultère, Jésus se détourne de la question des scribes et des pharisiens et commence à écrire sur la terre. Sa réponse est une non-réponse, sa réaction est une non-action. Il n'y a que le temps qui continue de couler. Et c'est le temps qui parle, qui s'adresse aux coeurs des pharisiens et des scribes, et qui finalement leur fait abandonner leur projet. Le temps devient la voix de Dieu.
<br>
<br>Nous pouvons considérer ce moment de l'histoire de la femme adultère comme le pivot du texte autour duquel tout tourne, comme le centre où tout se transforme. Car c'est pendant ce moment de silence que les scribes et les pharisiens laissent tomber leurs accusations. C'est en cet instant que la femme est acquittée. Et plus profondément : c'est en ce moment de silence que Dieu convertit les coeurs.
<br>
<br>Quand Pierre, dans sa deuxième lettre, exhorte les fidèles à mener une vie selon la foi, nous entendons que la patience est la vertu qui mène à la crainte de Dieu, à l'amour fraternel, et enfin à l'amour de tous. La patience est alors liée au temps, et le temps n'est pas un espace vide, sans aucun sens, qu'il nous reviendrait de remplir : le temps est créé par Dieu, et il l'utilise pour nous attirer vers lui, pour nous faire grandir comme êtres humains et comme croyants. Oserons-nous nous appuyer avec patience sur ce don de Dieu ? Oserons-nous écouter le silence de Dieu ?</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du mardi 23 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-23</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-23</guid>
				<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Soumettre Dieu à la question</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Toi donc, que dis-tu? » 
<br>Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 5</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Les pharisiens et les scribes venant avec la femme surprise en adultère posent une question qui appelle comme réponse un oui ou un non. Ainsi ils posent des conditions : dans leur pensée, il n'y a que ces deux possibilités. Mais la réponse du Christ va les perturber et les déplacer.
<br>
<br> En cherchant Dieu dans nos vies, nous avons aussi le droit de poser des questions, de demander des réponses. Dans la Bible, et particulièrement dans les psaumes, nous voyons bien que questionner Dieu n'est pas seulement un droit, mais une nécessité pour entrer dans une vraie relation avec Lui. Il faut avant tout que nous posions nos questions, que nous nous confrontions à Dieu, que nous jetions vers Lui jusqu'à nos cris.
<br>
<br>Mais il faut ensuite accepter d'être remis en cause par sa réponse, qui n'est pas toujours celle que l'on attend. Cette deuxième étape est aussi importante, aussi décisive. Qu'est-ce qui est le plus difficile pour nous : poser des questions, ou rester ouverts à la réponse ?</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du lundi 22 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-22</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-22</guid>
				<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Une loi pour le salut de l’homme</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Or, dans la loi, Moïse nous a commandé de lapider ces femmes-là. »
<br>Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 5</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Cette semaine, nous allons méditer l'évangile qui parle de la femme adultère (dans l'évangile selon saint Jean, chapitre 8, versets 1 à 11). 
<br>
<br>La scène se déploie dans le Temple où Jésus, assis par terre, enseigne le peuple. Cet enseignement par la parole sera bientôt mis en pratique quand les chefs des juifs essaieront de le piéger. Venant avec une femme surprise en adultère, les scribes et les pharisiens cherchent un appui dans la loi pour la condamner ; ils tirent leurs arguments de l'autorité de Moïse. Il veulent peut-être la justice, mais plus encore, ils cherchent à mettre le Christ à l'épreuve. 
<br>
<br>Mais ont-ils compris la vraie raison d'être de la loi : la sainteté, la compassion et la charité ? Est-ce que ce sont ces valeurs qui motivent leur démarche ? Leur réaction face à la réponse de Jésus dévoile leurs vrais motifs, car le Christ ne fait pas référence à la loi dans un sens juridique, mais à la loi qui est inscrite dans le coeur de l'homme. 
<br>
<br>La sainteté que Jésus demande ne se vit pas dans un moralisme étroit, encore moins dans l'hypocrisie, mais dans le coeur humble et compatissant. C'est ici que se trouve la vraie humanité. </span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du dimanche 21 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-21</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-21</guid>
				<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Le silence parlant</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre (...) ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission. Oui, vous partirez dans la joie et vous serez ramenés dans la paix. »
<br>Livre d'Isaïe, chapitre 55, versets 10 à 12
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Allez annoncer la bonne nouvelle à toute les nations, et si nécessaire, prenez la parole ! » C'est peut-être l'Évangile de la femme adultère (évangile selon saint Jean, chapitre 8, versets 1 à 11) qui a inspiré cette formule à François d'Assise. Car les actions les plus frappantes dans ce texte se situent non pas au moment du dialogue, mais pendant les moments de silence. Assis par terre, Jésus se trouve dans une position inférieure par rapport aux chefs religieux. C'est peut-être déjà ici un signe que l'humilité divine est plus forte que tous les efforts humains.
<br>
Les pharisiens et les scribes viennent avec une femme amenée comme une sorte d'"objet", pour mettre Jésus à l'épreuve. Pour eux, il ne s'agit pas en premier lieu de rendre la justice au sujet de cette femme, mais de voir la réaction de Jésus. Le jugement de celui-ci sera décisif, car s'il ne la condamne pas, il ne respecte pas la loi de Moïse, la Torah. Ils sont prêts à se battre, à argumenter, à discuter, ils sont prêts à tout sauf au geste que va faire le Nazaréen. Au lieu de se mettre à discuter, il baisse la tête et se met à écrire avec son doigt sur la terre. Il ne répond tout simplement pas. Quelle a dû être la réaction des pharisiens ? Frustration, incertitude, doute ? Voila en tout cas une première parole du Seigneur annoncée sans mots.
<br>
<br>
Le Christ prépare ses interlocuteurs. Il attend. Puis il lance la phrase-clef de notre lecture, la phrase clef de la bonne nouvelle : "Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre…" Et encore une fois, le doigt, la terre, l'abaissement, le silence. 
<br>	Les pharisiens et les scribes se trouvent face à face avec eux-mêmes. Il n'est plus question de la loi et des autorités extérieures maintenant. Jésus s'adresse aux coeurs. <i>Cor ad cor loquitur</i>, disait saint Augustin : le coeur parle au coeur. Jésus conduit les accusateurs à s'interroger en eux-mêmes : Quel homme est sans péché devant Dieu ? Qui est complètement sans faute devant le Seigneur ?
<br>	Jésus écrit avec son doigt sur la terre. "Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s'entende" dit le psaume 19, "mais sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde". Oui, aux limites du monde et jusqu'au coeur de l'homme ! 
<br>
<br>	Le silence règne. La révolte, les discussions, les pierres, tout tombe littéralement par terre. Les pharisiens sont partis - sans doute marqués par ce silence éloquent. La femme reste au centre, devant le Christ. Elle attend le vrai jugement. Le juste face à la pécheresse ; « la miséricorde devant la misère » dit saint Augustin. Que dit donc, Jésus, seul avec la femme? Il y a bien un jugement, mais il n'est pas selon la chair, car ce n'est pas la justice des hommes qui est en oeuvre. Dieu, étant "tendresse et pitié, lent à la colère et plein d'amour", nous montre à travers les actes du Fils, un jugement extraordinaire. La femme était présentée comme coupable; elle est devenue le premier témoin de la miséricorde de Dieu. 
<br>	Dans l'Ancien Testament, dans le livre de Daniel (au chapitre 5), nous lisons l'histoire du Roi Balthazar qui a péché contre le Seigneur en buvant dans des coupes prises au temple de Jérusalem. Pendant un festin, les doigts d'une main apparaissent et commencent à écrire sur le mur, disant que le roi est condamné à la mort. Les doigts écrivent et le pécheur est condamné. Mais dans ce texte, quand Jésus écrit avec son doigt, c'est le péché qui est condamné ! Le péché lui-même est condamné, alors que l'homme, ou ici la femme, est libéré et acquitté. C'est la condamnation inouïe qui nous est annoncée, c'est cela la bonne nouvelle donnée gratuitement. Méditons la miséricorde de Dieu pendant cette semaine en écoutant sa Parole qui se dit sans mots...
</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du samedi 20 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-20</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-20</guid>
				<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Envers et contre tout</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>« Il courut se jeter à son cou et l'embrassa tendrement. »
<br>
<br>
Évangile selon saint Luc, chapitre 15, verset 20
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Qui n'a pas rêvé un tel accueil ? Cette prodigalité d'un père face aux turpitudes de son enfant est bouleversante. Cherchons-nous nous-mêmes à être accueillant tel ce Père aux autres ? Comment aimer les autres si je ne me sens pas aimé moi-même ? 
<br>
<br>Le carême est un bon moment pour faire le point quand le doute nous assaille. De multiples questions peuvent surgir. En fait, comment serions-nous sûrs de l'amour de Dieu ? Comment re-sentir cette tendresse de Dieu pour nous ? Craignons-nous que ce soit une illusion ? Une fois encore la foi ne consiste pas à sanctionner des évidences. La connaissance de Dieu se heurte en christianisme à la blessure du rationnel  et à l'épreuve du relationnel. Il s'agit de sauter au-dessus des barrières de l'incrédulité et de croire que Dieu nous aime envers et contre tout.
<br>
<br> Facile à dire et c'est certainement une démarche truffée d'impasses difficiles voire impossibles, me direz-vous ! Le cadet a compris que ses errances n'étaient pas un obstacle pour se mettre en route. Il n'est pas très méritant, ce quidam ! Arrêtons de nous culpabiliser !
Ce n'est pas le parfait qui est sauvé mais le sauvageon et il finit par être le héros du festin final. </span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du vendredi 19 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-19</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-19</guid>
				<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">La foi ne se mesure pas</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>« Toi, tu es toujours avec moi ! »
<br>
<br>
Évangile selon saint Luc, chapitre 15, verset 31
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Il n'y a pas d'appareil à mesurer la foi. Ne jugeons pas la relation des autres, et la nôtre propre, à Dieu. Il y a là un danger spirituel entretenu par les donneurs de leçon en tout genre. La foi ne se confond pas avec des exercices de dévotion religieuse, et, en même temps, une foi qui ne se célèbre pas est en risque d'anémie. Paradoxe chrétien par excellence, cet inconfort dans la vie de foi fait notre grandeur. 
<br>
<br>A Pâques nous sommes libérés de la fascination de nos mérites (éventuels) ; nous progresserons dans la vie spirituelle que si nous nous détachons de tout esprit de mesure dans notre relation à Dieu. La mise à mort de Jésus-Christ et l'événement de sa croix sont littéralement insensés.
<br>
<br>Dépassons, traversons cette question du sens dans nos vies et dans l'histoire. Mettons-nous à l'école des enfants comme nous le demande le Seigneur. Ne coupons pas les cheveux en quatre ! Faisons confiance simplement. Ayons chevillé au corps cette espérance que nous sommes dans la main de Dieu. Redressons la tête. Nous sommes sauvés ! Ne soyons pas des Chrétiens tristes ! Veillons, guettons, soyons tendus vers ce jour qui se lève à l'Orient ! Christ est ressuscité et ressuscite tous les jours si nous savons ouvrir les yeux.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du vendredi 19 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-19</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-19</guid>
				<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">La foi ne se mesure pas</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>« Toi, tu es toujours avec moi ! »
<br>
<br>
Évangile selon saint Luc, chapitre 15, verset 31
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Il n'y a pas d’appareil à mesurer la foi. Ne jugeons pas la relation des autres, et la nôtre propre, à Dieu. Il y a là un danger spirituel entretenu par les donneurs de leçon en tout genre. La foi ne se confond pas avec des exercices de dévotion religieuse, et, en même temps, une foi qui ne se célèbre pas est en risque d'anémie. Paradoxe chrétien par excellence, cet inconfort dans la vie de foi fait notre grandeur. A Pâques nous sommes libérés de la fascination de nos mérites (éventuels) ; nous progresserons dans la vie spirituelle que si nous nous détachons de tout esprit de mesure dans notre relation à Dieu. La mise à mort de Jésus-Christ et l'événement de sa croix sont littéralement insensés. Dépassons, traversons cette question du sens dans nos vies et dans l'histoire. Mettons-nous à l'école des enfants comme nous le demande le Seigneur. Ne coupons pas les cheveux en quatre ! Faisons confiance simplement. Ayons chevillé au corps cette espérance que nous sommes dans la main de Dieu. Redressons la tête. Nous sommes sauvés ! Ne soyons pas des Chrétiens tristes ! Veillons, guettons, soyons tendus vers ce jour qui se lève à l'Orient ! Christ est ressuscité et ressuscite tous les jours si nous savons ouvrir les yeux.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du jeudi 18 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-18</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-18</guid>
				<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Crever de faim</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>« Il commença à se trouver dans l'indigence. »
<br>
<br>
Évangile selon saint Luc chapitre 15, verset 14
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Dans la vie de foi, nous sommes constamment invités à dépasser ce que nos yeux voient. L'amour de la beauté, l'amour des honneurs, la fascination de la religion sont tout à fait normales. L'amour inconditionnel du frère est plus rare. Au centre de notre religion catholique se trouve un peu de matière, un peu de pain et un peu de vin. Diriger notre amour vers quelque chose d'impersonnel n'est pas scandale. Le danger n'est pas que l'âme doute s'il y a ou non du pain et du vin mais c'est qu'elle se persuade par un mensonge qu'elle n'a plus faim. 
<br><br>Admettons humblement que nous crevons de faim.
<br>Si nous sommes habités par le manque, par la quête, par le désir, si nous fuyons les tranquilles certitudes des propriétaires, alors un festin nous attend et le Seigneur lui-même nous servira.<br>
N'est-ce pas ce qui se passe à la fin de notre parabole ?
<br><br>Dieu ne fait pas attendre ; c'est toujours Lui qui nous attend au détour de nos routes humaines. Dans l'eucharistie il existe un lien étroit entre notre faim et la faim des autres. C'est nourris de la force du Seigneur que nous serons capables de poser des actes qui diffusent la vie autour de nous. Croyons-le : tout geste de tendresse pour les autres nous place en Dieu Lui-même.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du mercredi 17 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-17</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-17</guid>
				<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Dépasser les images</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>« Alors il se mit en colère et il ne voulait pas rentrer. »
<br>
<br>
Évangile selon saint Luc, chapitre 15, verset 28
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Quel rabat-joie, ce fils aîné ! Incapable de lire l'amour que lui porte son Père. Et pour nous, qu'en est-il ? Ressentons-nous la tendresse de Dieu pour nous ? 
<br><br>La parabole nous montre que ce n'est pas si facile et que nous pouvons facilement être aveugles. Dieu nous aime, mais comment ? Un acte de foi ne consiste pas à sanctionner des évidences, sinon il ne serait plus nécessaire. Tentons de dépasser l'ordre de la perception pour toucher au mystère. Tentons de traverser nos émotions pour rencontrer Celui qui refuse le spectaculaire. Au-delà des belles liturgies, le coeur du mystère se donne dans un peu de pain partagé.
<br><br> Comment comprendre ce lien si étroit entre la discrétion de la présence de Dieu et la réalité de cette présence ? Admettons que nous sommes déroutés devant ce Dieu qui est si discret. Seule la prière permet de dépasser ce hiatus entre notre ressenti et l'amour de Dieu. Seigneur je ne sais pas comment tu m'aimes, mais je crois que Tu le fais. Quittons finalement les masques, fuyons les rôles, les postures que nous prenons à longueur de journée. 
<br><br>L'essentiel n'est pas d'être l'aîné mais bien de se savoir aimé.</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du mardi 16 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-16</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-16</guid>
				<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Affronter sa vie</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>« Rentrant alors en lui-même... »
<br>
<br>
Évangile selon saint Luc chapitre 15, verset 17
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Le fils, quand il est loin, fait un profond chemin intérieur. Sans doute découvre-t-il combien il a été insouciant de fuir la maison paternelle, et la figure de son Père lui apparaît-elle plus justement. C'est une opération vérité qui le libère. Il nous faut comprendre que ce sont dans les aléas de la vie, dans nos imperfections et dans notre temporalité que s'inscrit notre chemin vers le salut, un chemin de vérité.<br>
Ne pas faire face à nos turpitudes nous déshumanise. Les affronter nous libère. 
<br>
<br>Désormais c'est notre vie avec ses blessures et ses souffrances, ses injustices et ses violences qui ne sont pas rafistolées ni guéries, mais sauvées car elles sont la réalité d'hommes qui ont su le rester. Nous ne porterons le beau nom de chrétiens que si nous restons croyants en la vie contre les évidences déprimantes des injustices et des souffrances intimes. L'homme est capable de foi, d'espérance et d'amour, non pas malgré, mais grâce à sa réalité humaine. Notre humanité, dimension charnelle comprise, mérite donc d'être sauvée telle qu'elle est. <br>
N'ayons pas peur de la chair ; ne rêvons pas d'être des anges !<br>
<br>
La recherche de sa vérité nous libérera bien plus que les principes ou  prétendues valeurs. Tel ce fils prodigue, plongeons avec courage dans nos histoires et alors nous serons capables de nous mettre en route vers les autres et vers Dieu.
</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du lundi 15 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-15</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-15</guid>
				<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Accoucher</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>« Il dit encore : un homme avait deux fils... »
<br>
<br>Évangile selon saint Luc, chapitre 15, verset 11
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>Qu'est ce que la miséricorde ? En hébreu le mot provient d'une racine qui veut dire utérus. Être miséricordieux revient à enfanter, à donner naissance, à mettre au monde.
<br>
<br>Jésus dans l'évangile aura de multiples gestes de miséricorde. 
<br>Pouvons-nous en faire autant ? Ce qui est important dans notre société de solitude, de violence et d'exclusion, c'est de poser des gestes qui accouchent d'un peu plus de vie. Ainsi nous pouvons créer des espaces de relations dans nos sociétés trop souvent impitoyables. Notre société est en manque de fraternité. Rétablissons de la relation là où elle est menacée ou rompue. Pour être vivables, nos lieux de vie ont besoin de préjugé favorable et d'oubli de l'offense. Bref à nous de vibrer, de trembler même, comme des mères pour leurs enfants.
<br>
<br>
Nos déserts de solitude requièrent tendresse, attention et amour. Tous les jours ce défi peut être relevé par un sourire, un geste, une parole. A nous de contribuer à la construction d'un monde réellement solidaire. Qu'est ce qu'être chrétien sinon de vibrer à la Miséricorde ? « Bienheureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde ». Nos entrailles ne nous trompent pas ; nous savons parfaitement frémir pour nos proches. Élargissons nos regards !
</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du dimanche 14 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-14</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-14</guid>
				<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Être et avoir</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">« Moi, ici, je meurs de faim ! »
<br>Évangile selon saint Luc, chapitre 15, verset 17
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">Aujourd'hui nous lisons un des best-sellers de la littérature évangélique. Connue sous le nom de <i>parabole du fils prodigue</i>, elle pourrait aussi se nommer « la parabole du fils aîné rabat-joie » ou encore « la fable d'un père incompris ». 
<br>Cette histoire bien connue d'un père avec ses deux fils malheureux… nous la connaissons très bien parce qu'en fait, cette histoire c'est un peu la nôtre. En fait c'est notre histoire et celle de Dieu. Tout est dit : nos désirs et son amour, nos peurs et sa présence, nos révoltes et sa patience, notre liberté et son attente, notre folie et son incroyable miséricorde, notre dépression possible et sa distance de tout abus de pouvoir…
<br><br>
Le Père est celui qui donne. Il partage tout avec les deux fils. Pour chacune de leur faim on pressent qu'il a une nourriture, pour chacune de leurs blessures, un remède. Ses mains ne retiennent rien. Tout ce qui est à lui est à eux. Il est un père prodigue. Il ne sait que donner.
<br><br>
L'aîné est installé dans son rôle, sa responsabilité de premier. Il prendra la suite, la direction des affaires. Sans doute fait-il tout pour correspondre à ce que, croit-il, on attend de lui. Il est très soucieux de son image. Il ne prend aucun risque. Il ne transgresse rien. Il est un conservateur sans doute trop  attentif à son image sociale, familiale et peut-être religieuse. Nous le voyons à la fin du récit, incapable de partager le bonheur des siens, amer et replié sur son quant à soi. Il ne supportera pas l'accueil qui sera fait à son frère. 
<br><br>
Le cadet : il ne peut pas rivaliser ; l'aîné lui met trop de pression. Il est dépassé. On pourrait dire qu'il n'a que deux choix : être soumis ou rebelle. Peut-être se sent-il écrasé par tant de générosité de la part du père ? Il est possible qu'il se heurte à un amour qui l'épuise. Il dépend en tout de son père. Il sent qu'il n'est rien. Il lui faut faire la preuve de son existence, trouver sa propre identité.
<br>Le grand : sérieux, soumis, sec, je  le plains !
<br>Le petit : révolté, risque-tout, sensible, je l'aime bien !
<br>Dans ce texte il existe un paradoxe. Les deux enfants sont malheureux alors qu'ils sont profondément aimés. Cet écart profond entre la réalité et le ressenti, dans les relations d'amour,  est peut-être le nôtre.
<br><br>
Le fils est parti. Il choisit seul de prendre un risque. Il se met hors d'atteinte et le père ne peut plus rien pour lui. Il ne le retient pas - comme il n'a jamais rien retenu. Il donne même à son fils ce que celui-ci lui réclame : une part d'héritage. Voilà, l'enfant est seul face à lui-même, loin de l'ombre paternelle. Il <i>a</i> son bien. Il <i>a</i> confiance dans les choses. Cela rassure, les choses ! Il entre dans l'adolescence ; il s'instruit. Il déchiffre son humanité et ses heures sont riches. Toutes nos heures de traversées, de dépressions, de ruptures peuvent être riches. Il sent qu'il existe et il en est grisé. Il sent l'homme qui naît en lui-même. Il passe de l'avoir à l'<i>être</i>. Son combat est réel. Il affronte même ses souvenirs. Il se souvient que même s'il se sentait dans un cocon qui enferme, il y avait de l'affection familiale. Il prend conscience que certes il est, mais il est seul. Une faim s'installe pour ne pas lui laisser de repos. Il existe mais pour personne. Peut-on être soi tout seul ?
<br><br>
Rentrant alors en lui-même,  il abandonne la lutte et il peut faire des projets. Oui il a beaucoup perdu mais il est un homme vivant, qui se lève et qui a un avenir. Pour cela il va devoir s'assouplir et reconnaître justement <i>celui</i> qui l'a engendré et qui lui manifestait sa tendresse. Il ne fait pas machine arrière. Il entreprend un voyage de retour qui ici sera une conversion. Rentré chez lui il ne sera plus le même. Il pourra goûter à la paix et à la joie d'un bonheur qu'il ne savait voir.
<br><br>
La rupture, l'errance, la solitude, la perte, le naufrage, la dépression,  sont des moments où il est possible de s'humaniser pour peu qu'on tente d'être soi-même. Le chemin du cadet nous redit que toutes nos heures peuvent être riches. A l'inverse, l'absence de risque pris par l'aîné, qui lui traverse l'existence apparemment sans se poser de questions,  lui rétrécit le regard.
<br><br>
Le pèlerinage intérieur a creusé le désir du cadet et celui-ci est désormais aussi large que l'envergure des bras du père qui vont l'étreindre.
<br><br>
A nous de ne pas déserter les chemins intérieurs !
<br>A nous aussi un avenir s'ouvre !
</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du samedi 13 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-13</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-13</guid>
				<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Chaque matin</span></b>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>«Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits ! » 
<br>
<br>Psaume 102
</span>
                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">Les bienfaits de Dieu...
<br>
Savons-nous les reconnaître ? Savons-nous en cultiver la mémoire ?
Voilà une conversion du regard, une conversion du coeur,  qui nous apportera le vrai bonheur.
<br> <br>
Les bienfaits de Dieu...
<br>
Signes que Dieu veut le bonheur de ses créatures, le bonheur de ses enfants.
Sommes-nous persuadés que le Dieu de Jésus-Christ est le Dieu du bonheur et que la conversion -avec ses exigences- est d'abord ouverture au grand bonheur en Dieu ? Cette conversion de la foi, de l'intelligence change la représentation que nous avons de Dieu.
<br><br>
Les bienfaits de Dieu...
<br>
Ils sont si nombreux ! Chaque matin, c'est un miracle de voir le soleil se lever ; pour chacun d'entre nous, d'être en vie, de pouvoir lire, penser, donner du bonheur aux autres, apprendre à aimer.
<br>
Bienfaits de nos amours et de nos amitiés.<br>
Bienfait de tant de beauté qui s'offre à nous : beauté de la création, de la douceur d'un regard aimant, de la vie en germe dans un enfant, en accomplissement dans un vieillard, beauté de la solidarité et de la bonté à l'oeuvre dans le monde, beauté des artisans de paix. 
<br>
Bienfaits secrets à découvrir dans chacune de nos vies pour en rendre grâce.
<br>
Et surtout, l'incroyable bienfait de l'amour de Dieu, du don de son Fils devenu homme dans le Christ pour nous ramener au Père à travers sa mort, sa résurrection, son ascension.
<br><br>
Oui, « n'oublie aucun de ses bienfaits ».</span>
				]]></description>
            </item>
			
			<item>
				<title>Méditation du vendredi 12 mars  2009</title>
				<link>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-12</link>
				<guid>http://www.retraitedanslaville.org/?date=2010-03-12</guid>
				<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
				<description><![CDATA[
				<b><span style="color:#cd3f11;">Je m'invite</span></b>
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                <b><span style="color:#cd3f11;">La Parole de Dieu</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;"><br>« Il faut que j'aille demeurer chez toi. »
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<br>Évangile selon saint Luc, chapitre 19, verset 5
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                <br><br>
                <b><span style="color:#cd3f11;">La méditation</span></b>
                <br>
                <span style="color:#5c5543;">Un percepteur d'impôts est perché sur son arbre. Il est là parce qu'il veut voir Jésus. Il veut bien le voir mais il ne veut pas être vu. Il se cache et de ses concitoyens et de Jésus.
<br> <br>
Mais il veut le voir. Zachée grimpe sur son arbre parce qu'il a entendu dire que ce Jésus faisait bon accueil aux publicains, aux prostituées, et aux pécheurs. Il veut voir, il regarde, il observe de loin, par sentiment de son indignité mais aussi pour ne pas être dérangé.
<br> <br>
Nous nous sentons aussi pécheurs, mais nous  désirons voir Jésus, par curiosité ou parce que nous pressentons qu'Il est source de miséricorde. Mais nous pouvons aussi regarder Jésus de loin, pour ne pas être dérangés. Alors, c'est Jésus qui lève son regard vers Zachée, qui le regarde et qui lui parle : « il faut que j'aille demeurer chez toi ». Jésus ne lui demande pas de l'inviter, il s'invite. 
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Jésus, par le regard qu'il porte à Zachée, porte son désir à son accomplissement. Ce qu'il n'avait pas osé imaginer, lui le mal-aimé des autres et de lui-même, se réalise : le Seigneur veut habiter chez lui, aujourd'hui, et pas seulement dans sa maison, mais dans son coeur. 
Cette parole, Jésus l'adresse à chacun de nous, même quand nous le regardons de loin, par peur ou par honte. Nous savons bien qu'accueillir le Christ chez nous, en nous, engage notre amour et nous oblige à la conversion.
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Descendons de l'arbre de notre suffisance, de notre peur, pour accueillir avec joie celui qui peut convertir notre coeur.
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				]]></description>
            </item>
			   
    </channel>
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