Souvenons-nous des premiers mots du Pater Noster de Jacques Prévert : « Notre Père qui êtes aux cieux. Restez-y. » Mécréant, peut-être, le poète, mais pas si loin du Royaume de Dieu, d’après ce qu’en dit Jésus : « N’appelez personne votre « Père » sur la terre… »
Etre saisi par l’idée qu’il n’y a qu’un seul Père, qui soit Père, c’est reconnaître Dieu comme Dieu. Et pourtant, il y a bien, Dieu merci !, des pères parmi nous, pères de famille, et ceux à qui nous disons avec respect « mon père », alors qu’ils ne sont pas les nôtres. Comment sortir de cette confusion ? L’évangile n’est pas contre la logique. Reconnaître avec Jésus que Dieu seul est « le Père », c’est porter un certain regard sur nos paternités humaines et spirituelles. La vérité de notre condition est de pouvoir nous adresser à Dieu en lui disant : « Notre Père ». Parmi nous, il n’y a donc, en vérité, que des fils et des filles.
Etre père, dans la génération comme en esprit, c’est pouvoir être témoin pour un autre, mon fils, ma fille, de ma propre condition de fils ou de fille. Fille, fils, c’est-à-dire non pas esclave mais libre, non pas sans promesses d’un héritage à venir, mais héritier d’une promesse de Vie, non pas sans Père, mais aimé au long des ans par notre Père céleste. Tous fils et filles, tous enfants de Dieu, tous promis à vivre en son Royaume.
Évangile selon saint Matthieu, chapitre 23, verset 9

Pascal Marin
La Retraite dans la Ville est une retraite de carême prêchée par les dominicains du couvent de Lille. Du 17 février au 4 avril 2010, vous inscrire à la Retraite vous permet de recevoir chaque jour dans votre boîte mail une méditation et un temps de prière, et de bénéficier d’une de nos formules d’accompagnement si vous le souhaitez. L’inscription à la Retraite est gratuite.



































